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Découvrez le delta du Mékong durant la saison des pluies

Les circuits dans le delta du Mékong durant la saison des pluies promettent aux touristes des expériences inoubliables. Pourquoi attendre ?

Le voyagiste Saigon-tourist vient de lancer plusieurs circuits durant la saison des pluies dans le Nam Bô occidental, avec des départs en continu en octobre et en novembre. Les touristes découvriront les paysages typiques de cette région où, durant cette période, la nature se pare de ses plus beaux atours.


Durant la saison des pluies, le delta du Mékong revêt ses habits de lumière.

Le circuit «Long Xuyên - îlot Ông Hô (Monsieur Tigre) - marché flottant de Long Xuyên» emmènera tout d’abord les voyageurs à la découverte du village floral de Sa Dec, l’un des plus grands du Vietnam. On y trouve de nombreuses espèces exotiques, bonsaïs et autres plantes ornementales âgées de plus d’un siècle.

Vient ensuite le marché flottant de Long Xuyên, sur le fleuve Hâu. Il s’agit de l’un des rares marchés flottants du delta du Mékong qui a conservé son caractère originel. Bien qu’il ne soit pas aussi grand et animé que le marché flottant de Cai Rang, à Cân Tho, en arrivant au marché flottant de Long Xuyên, les visiteurs prennent la mesure du mode de vie difficile des locaux.

Comparé au village flottant de Tonlé Sap, au Cambodge, mais en plus petit, celui de Long Xuyên ne cessera de vous surprendre. Ici, hommes, animaux de compagnie et marchandises cohabitent et naviguent ensemble sur l’eau. Du commerce à la pêche en passant par les activités et tâches quotidiennes, tout s’y passe.

En choisissant le circuit «Cao Lanh - Parc des oiseaux Tam Nông - Zone touristique de Dông Sen», les touristes auront la chance d’explorer les magnifiques paysages du parc national de Tràm Chim - l’une des huit plus grandes réserves d’oiseaux du Vietnam, et la 2000e zone humide (Ramsar) du monde. Elle se trouve dans la zone touristique de Dông Thap Muoi (Plaine des joncs).

Découverte d’une nouvelle grotte à Phong Nha - Ke Bàng

Une nouvelle caverne a été découverte au sein du Parc national de Phong Nha-Ke Bàng, province de Quang Binh (Centre).


À l’intérieur de la nouvelle grotte récemment découverte dans le Parc national de Phong Nha-Ke Bàng (Centre).

Le 30 septembre, Nguyên Van Ninh et son fils, domiciliés dans la commune de Phuc Trach, district de Bô Trach, ont repéré une nouvelle grotte dans la forêt de Chà Noi, à environ 2 heures de marche de la route Hô Chi Minh. Son entrée mesure 3 m de large et 2,5 m de haut. Elle se divise en trois parties, les stalactites sont omniprésentes. À l’intérieur, il n’y a ni eau ni végétation.

Nguyên Van Chinh décrit que l’accès à cette nouvelle grotte est difficile puisqu’il faut traverser des kilomètres de jungle.

D’après Lê Thanh Tinh, directeur du comité de gestion du Parc national de Phong Nha - Ke Bàng, les services concernés ont exploré ce nouveau site. Dans un proche avenir, des spéléologues étrangers pourraient être invités à l’étudier en profondeur - au sens propre comme au figuré.

Forte hausse du nombre de touristes à Dà Nang

Entre janvier et septembre, la ville de Dà Nang (Centre) a accueilli plus de 3,7 millions de touristes, soit une hausse de 23,6% sur un an, ce qui lui a permis de réaliser un chiffre d'affaires de 10.200 milliards de dôngs (+30,2%).


Une vue de la plage My Khê, ville de Dà Nang (Centre).

Disposant d'atouts touristiques, la ville balnéaire de Dà Nang est l'un des quatre grands pôles touristiques du Vietnam, aux côtés de Hanoi, Hô Chi Minh-Ville et Huê.

Cette ville compte plus de 30 km de littoral. La nature lui a offert de belles plages comme Nam O, Xuân Thiêu, Thanh Binh, Tiên Sa, Son Trà, My Khê, Bac My An, Non Nuoc.

Actuellement, Dà Nang possède 74 projets dans le tourisme représentant 8.402 millions de dollars, dont 17 projets d'investissement étrangers avec 1.450 millions de dollars.

Le lac Ba Bê, faveur exceptionnelle de la nature

Parmi les 20 plus grands lacs d’eau douce du monde, Ba Bê (province de Bac Kan) s’entiche des touristes pour ses paysages magnifiques et son écosystème. Dépaysement garanti....

Le lac Ba Bê se trouve dans le district éponyme, province septentrionale de Bac Kan à plus de 200 km au nord de Hanoi.

Le lac Ba Bê, un des sites touristiques célèbres de Bac Kan.

Deux moyens de s’y rendre au départ du chef-lieu de Bac Kan : le premier, par la route provinciale N°256 Bac Kan - Ba Bê (plus de 60 km de long) et le second, par la route provinciale N°257 Bac Kan - Cho Dôn - Ba Bê (70 km), mais attention, elle est moins praticable que la première. Les touristes, qui ont du temps d’apprécier les merveilles de la nature, peuvent utiliser le kayak le long de la rivière romantique Nang.

Une longue histoire

D’après les scientifiques, le lac Ba Bê, situé dans le relief karstique, a une très longue histoire. Il y a 200 millions d’années, un bouleversement géologique sans précédent s’y produisit causant un écroulement brusque des blocs de roches calcaires.

Selon la légende, une fée déguisée en mendiante est descendue sur terre afin de tester la générosité des humains. Mais ces derniers l’ont repoussée. Finalement, elle trouva refuge chez une veuve d’un petit village (l’actuel lac Ba Bê). Après le repas, elle a donné à son hôte un grain de paddy et de la cendre. Elle lui fit une recommandation : lors des inondations, de répandre la poussière autour de sa maison et décortiquer le paddy. À minuit, un puissant séisme frappa le village. Après avoir suivi à la lettre les recommandations de la fée, la veuve remarqua que le paddy s’était transformé en barque. Actuellement, sa maison est représentée par l’îlot Gia Mai (Bà Goa) et aux alentours, l’actuel lac Ba Bê.


La grotte Puông, un site à découvrir à tout prix.

Site incontournable

S’étendant sur une superficie de près de 500 ha, et d’une profondeur variant entre 17 et 23 m, le lac Ba Bê est une immense réserve d’eau formée par trois principaux lacs et trois rivières (Nang, Ta Han, Nam Cuong). Son lit est recouvert par une couche de terre glaise.

Classé parmi les 20 plus grands lacs d’eau douce du monde lors d’un séminaire international sur les lacs d’eau douce en mars 1995 aux États-Unis, Ba Bê a été reconnu en 2004 jardin patrimonial de l’ASEAN.

Grâce à son écosystème prospère (flore et faune) riche de 470 espèces végétales et quelque 300 espèces animales, dont 42 figurant dans la Liste rouge, le lac fait partie du Parc national de Ba Bê.


Les touristes aiment les randonnées en kayak sur la rivière Nang.

Il offre aux touristes l’occasion d’admirer la beauté de l’étang Tiên sur plus de 1.000 m2. Sur sa partie orientale se trouve une chaine de montagne d’environ 200 m de hauteur. Selon la tradition, c’est la surface de jeu d’échecs pour les immortels. Avec sa chute d’eau Dâu Dang (plus de 1.000 m de hauteur), il offre un spectacle grandiose. Les touristes peuvent également assister aux spectacles fantasmagoriques de la grotte Puông (300 m de long et plus de 30 m de haut), s’immerger dans la vie quotidienne des ethnies vivant dans 15 villages du Parc national de Ba Bê. Parmi elles, les Tày, la plus ancienne et la plus peuplée (58%) avec deux millénaires de présence. Il y a aussi les H’Mông et les Dao.

Depuis 1997, la province de Bac Kan y a planifié le développement de l’écotourisme. Après 10 ans de construction, les infrastructures se sont nettement améliorées pour le plus grand plaisir des passionnés des paysages naturels et de la vie simpliste dans le village ethnique.

Pour rendre votre séjour merveilleux, petit arrêt nocturne au village touristique des maisons sur pilotis Pac Ngoi pour découvrir les couvertures en brocatelles. Pour les gastronomes, rendez-vous au village ethnique Dao de Khua Quang pour déguster les spécialités locales : thit lon moi gac bêp ou porc boucané, et siroter de l’alcool de maïs sous les mélodies séduisantes des chansons populaires.

Le Nord-Ouest en suivant l’autoroute Hanoi - Lào Cai

Vietnam Andu Voyage propose de nouveaux circuits de découverte de la région Nord-Ouest en prenant l’autoroute Hanoi - Lào Cai.


L’automne dans la région Nord-Ouest est splendide en septembre et octobre chaque année. Les rizières en gradins de Mù Cang Chai (Yên Bai), Sa Pa (Lào Cai) sont magnifiques. C’est aussi une explosion de fleurs de sarrasin (tam giac mach en vietnamien) dans la province de Hà Giang.

Sa Pa en automne tout de jaune vêtue !

Actuellement, les touristes ont de nombreuses alternatives pour découvrir le Nord-Ouest grâce à l’ouverture de l’autoroute Hanoi – Lào Cai de 245 km de longueur mise en service le 21 septembre dernier. Les touristes pourront découvrir facilement beaucoup de lieux attractifs de cette superbe région, à commencer par Sa Pa dans la province de Lào Cai. Auparavant, il fallait 7 heures pour s’y rendre en voiture et encore plus longtemps en train. Aujourd’hui, avec l’autoroute Hanoi – Lào Cai, le temps est divisé par deux.

Nouveaux circuits dans le Nord-Ouest

L’automne à Sa Pa attire avec passion les touristes, notamment grâce au romantisme des rizières en gradins dans la vallée de Muong Hoa mais aussi le col de Ô Quy Hô, la foire de Bac Hà ou la vie des ethnies montagnardes.

Les rizières de Mù Cang Chai s’étendent sur plus de 2.500 hectares, dont trois communes de 330 hectares : La Pan Tân, Dê Su Phinh et Chê Cu Nha. Elles sont reconnues comme patrimoines paysagers nationaux.

Vietnam Andu Voyage est le premier voyagiste proposant de nouveaux circuits de découverte de la région Nord-Ouest en prenant l’autoroute Hanoi - Lào Cai. Les circuits sont actuellement en promotion avec des réductions de plus de 4 millions de dôngs/tour.

Lào Cai : hausse du nombre de touristes depuis janvier

Selon le Service provincial de la culture, des sports et du tourisme de Lào Cai, lors des sept derniers mois, le nombre de touristes dans cette province du Nord-Ouest a connu une croissance de 25% sur un an.


Au premier semestre, Lào Cai a accueilli plus de 800.000 touristes, dont plus de 290.000 étrangers. Photo : Thanh Hà/VNA/CVN

Cette progression s'explique essentiellement par un programme de promotion du tourisme de la province, outre l'amélioration des routes reliant Hanoi à Lào Cai.

D'ici la fin de l'année, Lào Cai compte poursuivre son programme de promotion avec nombre de réductions de prix. Elle envisage également de lancer de nouveaux circuits, dont un voyage entre Phu Tho, Yên Bai et Lào Cai, ainsi qu'une fête de rue de Sapa en septembre, a déclaré le directeur du Service provincial de la culture, des sports et du tourisme, Trân Huu Son.

Au premier semestre, Lào Cai a accueilli plus de 800.000 touristes, dont plus de 290.000 étrangers. Entre janvier et juin, le tourisme a rapporté à Lào Cai 1.775 milliards de dôngs, soit l'équivalent de 84,5 millions de dollars.

En 2013, environ 1,2 million de visiteurs se sont rendus à Lào Cai qui regorge de plusieurs sites désormais connus à l'international tels que Bac Xa, Bat Xat, Muong Khuong et Sapa.

Lào Cai fait partie des provinces qui sont situées le long de la frontière sino-vietnamienne. La ville de Lào Cai se trouve à 354 km de Hanoi. Son mont Fansipan (3.143 m) est le plus haut de l'Indochine.

Sapa, fameux site touristique, se situe à 1.560 m d'altitude et à 37 km de la ville de Lào Cai. Ici, le climat est doux en été et parfois il neige en hiver.

Aux marchés de Bac Hà et de Muong Khuong se rencontrent de nombreuses ethnies minoritaires, notamment des H'Mông qui descendent des montagnes pour acheter ou vendre des marchandises. Les jours de marché prennent des allures de fêtes hautes en couleurs qui ravissent les touristes.

Découvrir la baie de Ha Long en hydravion

Dans l’optique d’apporter une nouvelle expérience aux touristes ainsi que de promouvoir le développement du tourisme au Vietnam, le groupe de voyage Thiên Minh proposera, à partir de mi-septembre, des tours en hydravion dans la baie de Ha Long.


Cérémonie de remise de deux hydravions Cessna Grand Caravan 208B-EX à la compagnie aérienne par actions Hai Âu, le 21 août à Hanoi.

Deux hydravions de nouvelle génération Cessna Grand Caravan 208B-EX ont atterri le 21 août en matinée à l’aéroport de Nôi Bài à Hanoi. Une cérémonie de remise de ces deux avions, les premiers du genre au Vietnam, a été organisée le même jour par les voyagistes Thiên Minh, Trong Diêm et la Compagnie aérienne par actions Hai Âu. Le groupe Thiên Minh sera le premier à proposer des tours en hydravion au Vietnam.

«L’hydravion est un nouveau service de tourisme au Vietnam, mais il est très populaire dans de nombreux pays à travers le monde, en particulier dans ceux ayant une longue côte, beaucoup de lacs et de rivières comme les États-Unis, le Canada, les Maldives, l’Indonésie, etc … Le Vietnam offre aussi des conditions favorables», a souligné Luong Hoài Nam, directeur général de la Compagnie aérienne par actions Hai Âu. Et d’ajouter : «Les spécialistes étrangers de notre compagnie le disent : Le Vietnam est le paradis de l’hydravion. Peu de lieux sont aussi beaux que la baie de Ha Long au Nord ou bien celles de Nha Trang, Ninh Vân, Vân Phong au Centre. Leurs atouts en matière de tourisme sont largement sous-exploités».

Une nouvelle orientation positive

Un hydravion Cessna Grand Caravan 208B-EX peut transporter entre 12 et 18 passagers et voler à une vitesse de 300 km/h. Les appareils seront pilotés par un équipage chevronné constitué de pilotes américains et canadiens avec des assistants vietnamiens. Ils seront soumis aux réglementations de sécurité et de maintenance de l’Aviation et de l’Armée de l’air du Vietnam.


Les deux hydravions ont atterri le matin du 21 août à l’aéroport de Nôi Bài à Hanoi.

L’heure de vol coûtera 4.000 dollars américains à partager entre les passagers. Le prix d’un vol d’environ une demi-heure de Hanoi à Ha Long sera de 250 dollars/personne. Pour un tour Hanoi-Ha Long avec une visite de la baie, comptez 350 dollars par personne.

Les hydravions seront d’abord exploités sur la ligne Hanoi-Ha Long avant d’être ensuite étendus à d’autres lignes dans d’autres régions comme Hô Chi Minh Ville et Khanh Hoà, Binh Thuân, Cân Tho, An Giang, Côn Dao et Phu Quôc.

«La naissance de ce service touristique est considérée comme l’une des nouvelles orientations du secteur aérien vietnamien et du secteur touristique en général. Son développement contribuera à multiplier les produits touristiques haut de gamme dans le pays et à promouvoir le tourisme dans l’avenir», a insisté Dinh Viêt Thang, chef adjoint du Département de l’aviation civile du Vietnam.

À l’occasion de l’ouverture, la compagnie aérienne par actions Hai Âu baissera de 50% les prix des billets, de mi-septembre à 30 novembre.

Quang Binh: quatre sites touristiques dans le Guinness du Vietnam

Le Livre Guinness des records du Vietnam (Vietkings) a publié sa liste des quatre sites touristiques les plus attrayants de la province de Quang Binh (Centre).


Des cavernes et grottes de Phong Nha (Top 5 des plus belles cavernes), province de Quang Binh (Centre). Photo: Thanh Hà/VNA/CVN

Il s'agit de la plage Nhât Lê (Top 10 des vestiges touristiques maritimes les plus attrayants), des cavernes et grottes de Phong Nha (Top 5 des plus belles cavernes), du parc national Phong Nha-Ke Bàng (Top 20 des destinations favorites des touristes étrangers) et du col Dèo Ngang, situé entre Quang Binh et Hà Tinh (Top 5 des cols les plus célèbres du Vietnam).

La sélection de ces sites se base sur le recueil d'opinions et d'analyses du Conseil de consultations et du Conseil de rédaction de Vietkings... ainsi que de chercheurs, d'experts mais également de touristes vietnamiens comme étrangers.

Le secteur touristique de la province de Quang Binh s'est fortement développé ces derniers temps, observant une croissance élevée. La province a accueilli sur les sept derniers mois de l'année plus de 2,4 millions de touristes, soit le double l'année 2013 entière.

Quang Binh apparaît au 8e rang sur la liste des 52 destinations idéales de la planète en 2014 sélectionnées par la revue New York Times. La caverne Son Doong a été reconnue par le magazine américain Business Insider et la version russe de National Geographic en tant que l'une des 12 cavernes et grottes les plus impressionnantes du monde. Le circuit touristique menant aux tréfonds de cette caverne a été considéré comme le "Meilleur circuit d'aventure 2014" par ces deux revues.

La province est l'une des destinations les plus attrayantes du Centre grâce à ses grottes magnifiques, à son patrimoine mondial de Phong Nha-Ke Bàng et à l'originalité de la culture locale comme de son tourisme maritime.

Le tourisme de Quang Binh possède beaucoup d'atouts et de potentiels avec, notamment, ses plages qui occupent 116,4 km de son littoral, ou encore ses vestiges culturels et historiques qui justifient pleinement l'afflux de touristes pour découvrir, entre autres, les murailles de la dynastie Ngô, Trinh-Nguyên, la piste Hô Chi Minh, et le tombeau du général Vo Nguyên Giap...

Le Mois du tourisme d’or à Thua Thiên-Huê

En l'honneur de la Fête nationale (2 septembre), la province de Thua Thiên-Huê (Centre) va organiser du 2 au 30 septembre le Mois du tourisme d'or avec de nombreuses promotions.


En l'honneur de la Fête nationale (2 septembre), la province de Thua Thiên-Huê (Centre) va organiser du 2 au 30 septembre le Mois du tourisme d'or".

Photo: Huy Hùng/VNA/CVN

Cet événement permettra aux touristes de jouir de plusieurs avantages lorsqu'ils visiteront les monuments de Huê. S'ils achètent des billets pour les tombeaux de Khai Dinh, Minh Mang et le palais impérial, ils bénéficieront d'une entrée gratuite pour les tombeaux de Thiêu Tri et Tu Duc, le temple Hon Chen, d'une réduction de 20% pour les groupes de plus de 10 personnes, de 50% pour les spectacles de Nha nhac(musique de cour), d'un guide pour une visite de la Cité impériale pour les groupes de plus de 20 personnes ou d'une entrée gratuite pour les groupes d'élèves et d'étudiants vietnamiens...

D'ici la fin de l'année, Thua Thiên-Huê continuera de renforcer ses activités de promotion et d'améliorer la qualité de ses services pour attirer davantage de touristes.

Par ailleurs, les agences de voyage locales cherchent à accéder aux marchés à fort potentiel comme le Japon, la République de Corée, le Laos. Elles se concentrent aussi dans le développement de produits spécifiquement adaptés au tourisme domestique.

Au cours des sept premiers mois de l'année, la province de Thua Thiên-Huê a accueilli près de 1,8 million de touristes dont 650.000 étrangers, dégageant plus de 1.626 milliards de dôngs de recettes, selon le Service provincial de la culture, du sport et du tourisme. Cette année, la province vise entre 2,8 et 3 millions de touristes, dont 1,2-1,3 million d'étrangers, pour un chiffre d'affaires d'environ 2.900 milliards de dôngs, soit une augmentation de 16% à 18% en un an. Le tourisme devrait contribuer à 54-55% de son PIB.

Van Phuc, le village qui vit de la soie

Assise dans un endroit peu éclairé, une femme fait fonctionner une bruyante machine en bois. Imperturbable, la tisseuse lit son journal, tout en restant concentrée sur l’appareil qui produira la réputée soie de Hà Dông.

Le village de la soie de Van Phuc (à Hanoi) a plus de 1.000 ans. La population locale exerce ce métier traditionnel et confectionne toutes sortes de vêtements en soie, allant des áo dài (tunique fendue traditionnelle des Vietnamiennes) aux chemises, en passant par les cravates et les pyjamas. «Il faut en moyenne deux heures pour fabriquer un foulard, et beaucoup plus longtemps pour une robe», explique une tisseuse.

Ce commerce fait vivre une grande partie de la population locale, d’autant plus que la soie de Van Phuc s’exporte dorénavant à l’étranger. Les motifs et les couleurs sont infinis. «Je trouve certains vêtements très jolis, mais je n’aimerais pas les porter sur moi», s’amuse Phan Hoài, étudiante d’une vingtaine d’années.

Pour vérifier si la soie est pure, une astuce consiste à faire brûler un petit fil du tissu : s’il se dégage une odeur de cheveu brûlé, alors c’est qu’il s’agit de véritable soie…


Le village compte une centaine de petits commerces.


Les touristes repartent très rarement les mains vides.


La machine à produire de la soie fonctionne avec un bruit assourdissant.


Le tissu est fabriqué à partir de vers à soie.


Une pagode se trouve à l’entrée du village.


Le village de Van Phuc produit la soie de Hâ Dong, réputée pour sa finesse.

Découvrir le Vietnam autrement

Les nouvelles formes de tourisme liées étroitement au contact avec les autochtones et la nature se développent au Vietnam, avec la participation des habitants locaux. Une source de revenu pour ceux-ci et pour les touristes, une découverte authentique et inoubliable du pays.

À Kon Tum (hauts plateaux du Centre), on propose aux touristes de vivre des expériences avec l’ethnie Ba Na : porter une hotte sur le dos et accompagner le propriétaire aux champs le matin, aller brûler des roseaux au flanc de la montagne l’après-midi, dormir dans la maison sur pilotis, chanter des airs folkloriques le soir, entre autres réjouissances... Le touriste n’est plus un simple contemplateur, il devient aussi un acteur de la vie locale. Ses relations avec les autochtones en sont transformées.


Les touristes étrangers se renseignent sur les procédés de fabrication des lanternes à l’ancien quartier de Hôi An, dans la province de Quang Nam (Centre).
Photo : VNP/CVN

Moins sauvage que le Tây Nguyên, la province de Quang Nam (Centre) a aussi de belles expériences de vie avec les habitants à offrir. À Hôi An, il suffit de payer 25 dollars pour vivre durant une journée la vie trépidante d’un maraîcher du village de Trà Quê, d’un pêcheur du village de Thanh Nam ou d’un fabricant de lanternes. Quant aux pêcheurs du delta du Mékong, ils se bousculent pour accompagner les touristes à la pêche, les faire participer à la vidange d’une mare. Car ces Monsieurs et Mesdames Tây (Occidentaux) adorent se retrousser les manches ou les bas de pantalons, bêcher, cueillir des légumes, fendre du bois, porter de l’eau avec une palanche, pied nus dans la terre s’il le faut ! Ce sera sûrement la plus belle expérience de leur voyage au Vietnam. En tout cas, la plus mémorable, bien plus que la visite d’une pagode.

Des circuits diversifiés

Ces dernières années, ce tour «Un jour dans la peau d’un agriculteur» a connu un bel essor dans la province de Quang Nam puis, comme une tâche d’huile, s’est répandu dans plusieurs autres localités du pays. Souvent, l’hôte et les «convives» travaillent ensemble et s’apprennent des choses mutuellement. «Les horticulteurs sont très sympas. Ici, j’ai passé de moments inoubliables et savouré le calme d’un village rural», a confié un touriste australien.

Quant aux habitants locaux, ils apprennent l’anglais pour pouvoir communiquer avec des voyageurs. La famille de Lô A Muc, au village de Ta Van Giay à Sa Pa (dans la province de Lào Cai, Nord), en est un exemple. Le temps où sa famille vivait de l’agriculture, et où ses trois enfants n’étaient pas scolarisés, est révolu. Elle vit désormais du homestay (accueil chez l’habitant local). En moyenne, chaque mois, il y a trois ou quatre groupes de touristes chez lui, et chaque voyageur donne de 50.000 à 80.000 dôngs/jour. Chaque mois, le revenu familial s’élève à environ 3 millions de dôngs. «Présenter mon village, la culture de notre ethnie aux voyageurs, les villageois comme moi en sont fiers. En plus, on gagne de l’argent. Tout le monde ici veut participer», a confié M. Muc. Nombre de paysans locaux se sont même mis à l’anglais pour pouvoir communiquer avec leurs clients.


Ces dernières années, le tour «Un jour dans la peau d’un agriculteur» a connu un bel essor dans la province de Quang Nam. Photo : Trân Tinh/VNA/CVN

Le homestay connaît un bel essor à Lào Cai, Mai Châu (à Hoà Binh), Hôi An, My Son (à Quang Nam). Véritable découverte de le intérieur d‘un pays, le homestay a de riches potentiels au Vietnam.

Ces dernières années, plusieurs agriculteurs de Sa Pa ont ouvert des compagnies de tourisme, parmi elle Vietdiscovery, de Dô Trong Nguyên, spécialisée dans le tourisme d’aventure. Sa compagnie a organisé des tours de trekking, de découverte des villages en association avec des numéros artistiques présentés par les autochtones.

Des atouts sous-exploités

Le pays recèle de nombreuses forêts par exemple à Bach Ma, Cat Tiên, Cuc Phuong... idéales pour des découvertes de la faune et de la flore. Pourtant, seuls sept voyagistes proposent des tours spécialisés dans ce domaine. Le pays a aussi d’innombrables belles plages pour le tourisme maritime, mais tout est encore sommaire. La découverte des fonds sous-marins n’est proposée que dans de rares endroits.

Selon Dang Thi Tho, responsable du voyagiste Phuong Hoàng à Hanoi : «Les besoins des touristes changent toujours, aussi les opérateurs doivent-ils élaborer de nouveaux programmes, itinéraires, de qualité. On va à la plage pour bronzer, se baigner, contempler la mer mais beaucoup de gens souhaitent aussi être actif. Pour ne pas bronzer idiot».

Bon nombre d’experts ont suggéré de mettre l’accent sur le kayak, le tourisme-conférence, le trekking, la découverte de la forêt Cat Tiên, de la grotte de Phong Nha-Ke Bàng, le parachutisme ascensionnel, le tourisme thérapeutique. Hanoitourism s’est lancé dans les tours d’aventure avec «À la découverte de la région Nord-Est».Vietnam Andu Travel lui ont emboîté le pas.

Le Tây Bac impulse le développement de l’industrie sans fumée

Coordination pour promouvoir le tourisme - moteur du développement économique de la région Tây Bac (Nord-Ouest)» est l’objectif de cette année, proposé par le Comité de pilotage du Tây Bac. 


Le plateau calcaire de Dông Van, un des très rares parcs géologiques du monde. 

Photo : Minh Tâm/VNA/CVN

Cette année marque les dix ans de l’édification et du développement du Comité de pilotage du Tây Bac. Ce dernier a choisi le sujet «Coordination pour promouvoir le tourisme - moteur du développement économique de la région Tây Bac (Nord-Ouest)» comme son objectif annuel. Cette année même, il assumera l’organisation de la conférence des Comités de pilotage du Tây Bac et Tây Nam Bô (Sud-Ouest) pour une meilleure coordination dans le tourisme.

Ce comité envisage de coopérer avec le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme pour dresser un état des lieux et proposer des mesures de promotion du tourisme local.

Le Tây Bac a des potentialités touristiques immenses. Il le doit en particulier à sa trentaine de groupes ethniques minoritaires, qui ont tous préservé leur identité culturelle. Cette ancienne terre de résistance révolutionnaire abrite des paysages époustouflants, des sites touristiques, historiques merveilleux. Le développement touristique permettra de créer des emplois, de repousser la pauvreté, d’augmenter les revenus des habitants locaux. Mais pour dynamiser son tourisme, le Tây Bac doit impérativement coopérer avec les autres régions du pays.

Malgré ses atouts, le Tây Bac est encore loin d’attirer les foules - à l’exception de Sa Pa bien sûr. En cause, des ressources humaines et infrastructures insuffisantes, le manque d’investisseurs. La région a besoin de capitaux et d’aides du gouvernement.

Cette année, le Comité de pilotage du Tây Bac envisage de renforcer l’organisation de conférences et autres colloques, en coopération avec le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme. En outre, seront organisés des forums pour inciter les investisseurs privés à injecter des fonds dans le tourisme.

Valoriser les potentialités

La région Tây Bac comprend 12 provinces (Hà Giang, Lào Cai, Yên Bai, Lai Châu, Diên Biên, Son La, Hoà Binh, Cao Bang, Bac Kan, Lang Son, Phu Tho et Tuyên Quang) et 21 districts à l’ouest des provinces de Thanh Hoa et Nghê An. Couvrant 28% de la superficie du pays, le Tây Bac compte 11 millions d’habitants. Base de résistance durant la guerre, elle a un rôle stratégique, particulièrement en matière socio-économique et de défense. Ses richesses ne sont pas seulement culturelles, mais aussi naturelles avec ses nombreuses zones protégées qui abritent une faune et une flore que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le pays.


Un marché de la brocatelle, le trait le plus caractéristique de la région montagneuse Nord-Ouest. Photo : Thanh Tùng/VNA/CVN

En plus du tourisme, le Tây Bac regorge de potentialités dans l’agriculture, la sylviculture, l’hydroélectricité et l’exploitation minière. Le développement de la région est l’aspiration de tous ses habitants et aussi une tâche importante pour l’œuvre d’édification et de défense du pays.

Ces dernières années, le dévelop-pement de cette région est l’objet de l’attention particulière du gouvernement. La croissance de son PIB a atteint 11,16% par an durant la période 2005-2012. Le taux de pauvreté a diminué annuellement de trois à quatre points.

Malgré tout, le Tây Bac reste la région la plus pauvre du pays. L’écart de revenu avec les autres localités est notable. Les conditions de vie des habitants des zones reculées sont encore difficiles. En 2013, le revenu per capita était de 21,5 millions de dôngs, bien inférieur à la moyenne nationale. En outre, la coordination entre ses provinces, le Tây Bac et les autres régions reste limitée.

Depuis 2009, le Comité de pilotage s’est concentré sur le renforcement de la direction, des contrôles de l’exécution des directives, arrêtés et l’élaboration de programmes et projets. L’accent a été mis sur l’investissement dans les infrastructures, les ressources humaines ainsi que la lutte contre la pauvreté.

Chaque année, le Comité de pilotage définit un thème d’action. En 2011, il s’agissait du «Renforcement des compétences des cadres d’ethnie H’Mông au sein du système politique de base des communes importantes du Tây Bac». En 2012, du «Développement de la circulation de la région Tây Bac». En coopération avec le ministère des Communications et des Transports, ce comité a élaboré cette année-là un plan de développement des infrastructures de circulation à l’horizon 2015. En 2013, il s’agissait de la «Promotion de l’investissement et du bien-être social». Le Comité de pilotage a organisé deux conférences : «Promotion de l’investissement et bien-être social dans la province de Tuyên Quang» et «Amélioration de l’environnement d’investissement, du commerce et attrait des projets d’aides publiques pour le développement et des ONG dans la province de Phu Tho».

Au cœur des activités figurent toujours la lutte contre la pauvreté et la précarité, une priorité pour laquelle ledit comité cherche toujours à solliciter la participation des entreprises, des investisseurs privés et des localités.

Le Festival de Huê propose des fêtes de musique traditionnelle

Le Festival de Huê 2014 qui a lieu dans la province de Thua Thien-Huê (Centre) a offert aux visiteurs des fêtes de musique traditionnelle.

La fête musicale intitulée "Âm sac Viêt" (Timbre Viêt) a eu lieu le soir du 16 avril au palais Diên Tho dans le vestige Dai Nôi (Grand Intérieur) de la ville de Huê.

Les artistes ont joué des morceaux de chant de Huê et de ca trù (chants des courtisanes), tandis que ceux de Hanoi et de Hô Chi Minh-Ville ont interprété des chansons folkloriques du Nord et du Sud, notamment du don ca tài tu (chant des amateurs de la région du Sud).


La fête musicale intitulée "Âm sac Viêt" (Timbre Viet) a eu lieu le soir du 16 avril au palais Diên Tho (Reine-Mère) dans le vestige Dai Nôi (Grand Intérieur) de la ville de Huê (Centre). Photo : Anh Tuân/VNA/CVN

L'air était rempli des mélodies du hat xoan (chant printanier), un genre de Phu Tho, du quan ho (chant alterné) de la région du Kinh Bac, la partie Nord de l'ancienne capitale de Thang Long, un espace culturel des gongs avec des danses et chants du Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre).

Simultanément, la fête "Timbre de Huong Binh", qui a eu lieu le même jour dans la cour Nghinh Luong Dinh, a mis en valeur le chant de Huê, un genre artistique qui allie styles impérial et folklorique, donnant une identité particulière à la culture de Huê.

Le public a eu l'opportunité de profiter des talents de nombreux artistes, notamment de la voix de Thanh Tâm qui, âgé de 70 ans, a passé toute sa vie à se consacrer à ce style.

Le programme s'est conclu par un lâcher de lanternes fleuries flottantes sur la rivière des Parfums, qui accompagne généralement les chants de Huê.

Ce festival bisannuel, qui a lieu du 12 au 20 avril, affirme de plus en plus les valeurs caractéristiques de Huê, surnommée "la ville des festivals" du pays. Au programme, des fêtes impériales, une fête de l'ao dài (tunique traditionnelle des Vietnamiennes), des cérémonies sacrées dédiées au Ciel et à la Terre, des expositions artistiques, de la calligraphie, des arts de rue, des concerts, des cerfs-volants, etc.

An Giang attire de nombreux touristes

Pendant les quatre jours fériés de l'anniversaire de la Libération du Sud et de la Réunification nationale (30 avril) et la Journée mondiale du Travail (1ermai), la région de Thât Son, province d'An Giang (delta du Mékong), a reçu plus de 63.000 touristes.


La statue de Matreya sur la montagne Câm qui a été reconnue comme la plus grande d'Asie en zone montagneuse. Photo : Vuong Thoai Trung/VNA/CVN 

Les destinations les plus fréquentées étaient la zone touristique Lâm Viên Nui Câm, celle de la colline de Tuc Dup et la forêt Tra Su.

La zone touristique Lâm Viên Nui Câm est située dans la commune d'An Hao, district de Tinh Biên où se trouvent plusieurs sites connus comme le lac de Thuy Liêm, la pagode de Van Linh, et la statue de Matreya sur la montagne Câm qui a été reconnue comme la plus grande d'Asie en zone montagneuse... Cette zone a accueilli environ 38.000 touristes, soit une croissance de 25% en glissement annuel.

La zone touristique de la colline de Tuc Dup, située dans le district de Tri Tôn, qui a investi dans la restauration de momuments historiques et dans la construction de complexes de loisirs, a également attiré de nombreux visiteurs, notamment des anciens combattants.

Clôture du 5e Festival international du cerf-volant à Vung Tàu

Après trois jours de riches activités attrayantes, le 5e Festival international du cerf-volant de Vung Tàu ayant pour thème «S’envoler avec un Vietnam de paix» s’est clôturé le 11 mai au soir, dans la ville de Vung Tàu, province de Bà Ria-Vung Tàu (Sud).


Cérémonie de clôture du 5e Festival international du cerf-volant de Vung Tàu, le 11 mai à Bà Ria-Vung Tàu (Sud).

Des dizaines de milliers de touristes et de gens de cette localité sont venus ces derniers jours observer les beaux cerfs-volants et les spectacles de représentation de cerfs-volants...

Cette 5e édition a réuni 70 cerfs-volistes vietnamiens et plus de 65 autres des 21 pays et territoires que sont la Chine, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Grande-Bretagne, l’Autriche, l’Italie, la Belgique, la Thaïlande, Singapour, la Malaisie, le Laos, le Cambodge, le Japon, l’Inde, les États-Unis, le Brésil, le Canada, le Mexique, Hongkong (Chine).

Un large éventail de cerfs-volants

Tout le long de ce festival, les spectateurs ont eu l’occasion d’assister à des programmes de représentation ou de compétition de cerfs-volants, mais aussi de cerfs-volants flûte ou de cerfs-volants à 4 cordes, une compétition de cerfs-volants Rokkaku, ou encore des cerfs-volants géants très particuliers : un en forme de mocassin de 81m de longueur, un autre en forme de drapeau du Vietnam de 320m2 de surface...



Un aperçu du 5e Festival international du cerf-volant de Vung Tàu, tenu du 8 au 12 mai dans la ville de Vung Tàu (Sud).

«C’est un festival de cerf-volant bien attrayant ! Une bonne occasion pour les cerfs-volistes de discuter et de partager des expériences et techniques de création de cerfs-volants. Pour moi, ce qui m’a particulièrement intéressé, c’est le programme de représentation de cerfs-volants lampe en soirée. Un programme d’envergure internationale !», a affirmé un cerf-voliste allemand, Andras Fischbache.

Rendez-vous à la 6e édition

Selon le cerf-voliste Quan Hàng Cao, un Vietnamien d'outre-mer, sous chef du comité d’organisation chargée de la technique des cerfs-volants, «après cinq éditions, le festival de cette année a fait valoir son envergure internationale. Le plus grand succès de cette édition se voit à travers l’augmentation du nombre de clubs de cerfs-volants comme de cerfs-volistes, une plus grande créativité des cerfs-volants, et, en particulier, un programme de représentation de cerfs-volants lampe en soirée qui, «évènement spécial» du Festival international de cerfs-volants à Vung Tàu, a été très apprécié des spectateurs comme des cerfs-volistes».

Lors de la cérémonie de clôture du festival, le vice-président du Comité populaire de la province de Bà Ria-Vung Tàu, Hô Van Niên, a vivement remercié tous les cerfs-volistes vietnamiens et étrangers pour avoir apporté aux touristes et à la population locale des spectacles aussi multicolores qu’attrayants pendant ces jours derniers. Il a invité tous les cerfs-volistes et les touristes à revenir pour participer à la 6e édition qui sera organisée en 2015 dans cette localité.

En marge de Diên Biên Phu : Nous autres Puôc

Diên Biên Phu est le site de la première victoire d’un pays colonisé sur un pays colonisateur. Aujourd’hui, il est placé sous la tutelle administrative de la province de Diên Biên qui compte beaucoup de groupes ethniques minoritaires, dont les Puôc.

Le nom Diên Biên Phu a fait le tour du monde. Il figure dans les dictionnaires usuels d’un grand nombre de pays. Le Petit Larousse, par exemple, parle ainsi de la bataille de Diên Biên Phu : «13 mars - 7 mai 1954 : défaite française pour le Viêt-minh dans le haut Tonkin, suivie par les Accords de Genève, elle marque la fin de la guerre d’Indochine». Parmi les groupes ethniques minoritaires à Diên Biên, le groupe majoritaire est constitué par les Thai qui prédominent d’ailleurs dans le Tây Bac (Nord-Ouest) montagneux. L’un des groupes les moins nombreux, celui de Puôc, mérite d’être mieux connu des peuples frères du Vietnam et de retenir l’attention des ethnographes.

Une population de 23.000 personnes

Selon les recensements démographiques en 2009, les Puôc, au début appelé Xinh Mun, Xa ou Pua, comptent 23.278 personnes, présentes dans 22 des 63 villes et provinces. Ils appartiennent au groupe ethnolinguistique austro asiatique (Môn-Khmer). Ils comportent deux branches : les Dza et les Nghet. Ils habitent majoritaiement dans trois provinces Diên Biên, Lai Châu et Son La, régions à proximité de la frontière Vietnam-Laos et traversée par la rivière Noire.


Des vétérans vietnamiens visitent en mars dernier la colline A1, une des positions militaires les plus fortifiées dans la bataille de Diên Biên Phu en mai 1954.
Photo : VNA/CVN

Leurs hameaux qui regroupent chacun une dizaine de foyers sont disséminés dans l’enceinte des villages Thai. Les maisons des Puôc, paillotes sur pilotis, sont caractérisées par leur toit bombé rappelant une carapace de tortue. L’agriculture reste en partie primitive. Beaucoup de foyers pratiquent encore le rây (la culture sur brûlis) cultivant le maïs, le riz et le cotonnier. On emploie des instruments rudimentaires, même le houx et le bâton pour creuser des trous d’ensemencement.

La famille des Puôc est patrilinéaire, monogamique. Le marié doit habiter chez sa femme de six à huit ans pour servir sa belle famille avant de revenir chez lui avec se femme. Les femmes accouchent, accroupies près de l’âtre. Le cordon ombilical est mis dans un tube de bambou qu’on suspend en cachette à un arbre dans la forêt. Quand une personne est morte, on tire un coup de fusil pour annoncer son décès à tout le village. Un garçon de la famille jette trois cailloux de l’âtre sur l’autel des ancêtres pour exprimer la colère de Génie du Foyer à cause de la perte d’un de ses sujets. Le corps du mort est lavé avec une décoction d’herbes odorantes. On met quelques sapèques dans sa bouche, pour son voyage dans l’au-delà.

Animisme et polythéisme

La vie spirituelle des Puôc est marquée par l’animisme et le polythéisme. Le principal culte est réservé aux ancêtres, de deux générations, parents et grands-parents. Les ascendants à partir des arrières grands-parents sont devenus les esprits du rây et du hameau. L’autel des ancêtres occupe le coin d’honneur de la maison. Près de là, dans la cour, on dresse une petite case abritant l’autel des ancêtres de la belle famille.


Les Puôc appelé aussi Xinh Mun, Xa ou Pua, comptent 23.278 personnes, présentes dans 22 des 63 villes et provinces. Photo : CTV/CVN

Au temps de la colonisation française, le Puôc était le paria des parias. Menacé d’extinction par le colonisateur français, méprisé par les peuples frères, le peuple Puôc a été sauvé par la Révolution d’Août 1945 dirigée par l’Oncle Hô (1) qui avait libéré le pays et lui a rendu sa dignité. Depuis le gouvernement s’est efforcé de liquider l’arriération mais les progrès sont lents à cause des difficultés économiques nationales, de son isolement, de 30 ans de guerre et surtout des préjugés millénaires. Quoi qu’il en soit les Puôc, aux côtés d’autres minorités ethniques du Nord-Ouest ont participé avec enthousiasme à la guérilla contre l’offensive française, préparant le terrain pour Diên Biên Phu.

Nous publions ci-dessous un poème de cette époque écrit par un Puôc inconnu (traduction de notre regretté ami Georges Boudarel) :

Nous autres Puôc

Qui prétend que nous sommes niais,
Nous autres Puôc ?
Qui insinue perfidement
Que nous craindrions l’ennemi ?
Notre misère, notre faim,
La faute en est aux anciens chefs.
Sans coupe-coupe et sans tissu,
Comment avoir la vie facile ?
Nombreux pourtant sont chez nous
Les garçons à la flèche sûre,
Les filles à la navette habile.
Bien des gens montent dans nos hameaux
Pour des achats ou des trocs.
Notre bouche ignore les beaux discours
Tant de ruisseaux parlent pour nous !

Nos filles à nous, Puôc, n’ont pas de fleurs
Brodées dessus leurs jupes.
Leurs fleurs ce sont leurs lèvres
Et leurs yeux et leurs seins.
Que celui qui veut nous connaître
Ne craigne pas les sentiers raides.
Il entendra chez nous
Le chant des cordes et du bambou.
Etroites sont nos cases, mais vastes nos forêts.


Les filles Xinh Mun en fête. Photo : CTV/CVN


Aux jours de chasse,
Les furets et les quartiers de cerf
S’amoncellent dans nos cours.
Notre hameau de résistance
Caché en plein cœur de la jungle
L’ennemi peut venir renverser la montagne
Et raser la forêt
Jamais il n’en verra même une seule case.
Mais au retour sur son chemin nos guérilleros seront là
À l’attendre.


Pour nourrir l’Armée populaire,
Nous autres Puôc,
Nous avons plus de riz que quiconque.
L’Oncle Hô à notre tête,
Nous voilà devenus habiles,
Nous qui depuis toujours savions déjà
Faire tant et tant de choses,
Nous qui depuis toujours savions déjà
Faire tant et tant de choses. Bien autant que les Mèo !
Bien autant que les Tày !
Nous autres Puôc, nous aimons nos villages,
Et haïssons l’ennemi,
Nos mains sont patientes,
Nos cœurs pleins d’amour pour nos enfants.
À trop nous courber, le dos nous fait mal.
Le jour est venu de nous redresser.
À jamais.

Dien Bien Phu vu d’en face-Paroles de bộ đội

Publié en 2010 par les Éditions Nouveau Monde (France), Dien Bien Phu vu d’en face - Paroles de bộ đội comprend 271 pages. Cette œuvre permet de découvrir enfin Diên Biên Phu «de l’autre côté».

Plus d’un demi-siècle après la bataille de Diên Biên Phu (du 13 mars au 7 mai 1954) et pour la première fois, des témoins et combattants vietnamiens racontent. Dans le livre Dien Bien Phu vu d’en face - Paroles de bộ đội, les témoins sont de toute fonction et de tout grade. Les souvenirs du général Giap, commandant en chef des forces vietnamiennes, les paroles de simples travailleurs, infirmiers, soldats… sont restituées librement. Pour beaucoup d’anciens combattants français, l’ennemi n’avait pour visage que celui des can bô (cadres) aux discours politiques bien rodés ou ces bộ đội (soldats) endoctrinés.


Couvertures des livres +Histoires de ceux qui font l’histoire - Souvenirs de Diên Biên Phu (1954-2009)+ et +Dien Bien Phu vu d’en face - Paroles de bô đôi+. Photo : Dô Hà/CVN

Ce livre lève le voile sur une autre réalité de la vie de ces hommes et de ces femmes qui ont combattu sur le front et à l’arrière. L’ouvrage Dien Bien Phu vu d’en face - Paroles de bộ đội a été présenté à deux reprises en France par leurs auteurs. Il a aidé non seulement les historiens français, les personnes ayant vécu cette époque-là mais aussi la jeune génération qui ne connait pas cet épisode épique à avoir une vue plus claire et détaillée de cette bataille qui a changé le cours de l’histoire au Vietnam.

Une équipe de six auteurs

Dien Bien Phu vu d’en face - Paroles de bộ đội a été réalisé par une équipe de six journalistes vietnamiens, dont un ancien de Diên Biên Phu. Parmi les cinq autres auteurs, deux ont été formés au journalisme en France (à l’École supérieure de journalisme de Lille).

Monument commémoratif de la victoire de Diên Biên Phu dans la commune de Muong Phang, district de Diên Biên, province du nom éponyme.


Photo : Thanh Tùng/VNA/CVN

Selon la journaliste Dào Thanh Huyên, une des auteurs de ce recueil de témoignage, le vétéran Nguyên Xuân Mai a constitué une source d’inspiration qui a permis au groupe de parvenir à réaliser l’ouvrage. Pour elle, Dien Bien Phu vu d’en face - Paroles de bộ đội est le résumé du livre en vietnamien intitulé Chuyện những người làm nên lịch sử - Hồi ức Điện Biên Phủ (1954-2009) (Histoires de ceux qui font l’histoire - Souvenirs de Diên Biên Phu). «Ce livre en vietnamien a été publié en 2009 par les Éditions de la politique nationale au Vietnam à l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de la victoire historique du pays», a fait savoir Dào Thanh Huyên.

Récits et souvenirs des vétérans

Si dans le livre en vietnamien l’on trouve les récits et souvenirs de 161 témoins, dans le livre en français, le nombre de témoins a été réduit à 88. «Les histoires racontées par les anciens combattants de Diên Biên Phu sont toutes intéressantes et vivantes. Mais, dans le cadre du 2e livre +Dien Bien Phu vu d’en face - Paroles de bộ đội+, nous avons été obligés de sélectionner les recits que nous pensions les plus lisibles, les plus «parlants» pour les lecteurs francais et francophones, qui ne connaissent pas forcement la bataille», a expliqué Dào Thanh Huyên. Et de rappeler que d’autres ouvrages sur cette bataille ont été publiés en France précédemment, mais uniquement du point de vue des vétérans français.

Ces deux livres confèrent au groupe d’auteurs dont un sentiment du devoir accompli. Ils ont, en quelque sorte, apporté leur pierre à l’édifice du trésor des œuvres relatant la bataille de Diên Biên Phu.

Le quêteur de lotus

Trân Bich est businessman de profession et artiste-photographe de passion. Le lotus occupe une place centrale dans son travail et il n’hésite pas à se mouiller - au sens propre - pour ramener des clichés de sa fleur favorite.

Trân Bich est né en 1946 à Nha Trang (province de Khanh Hoà, Centre). Actuellement, il vit dans l’arrondissement de Tân Binh, à Hô Chi Minh-Ville. Après avoir décroché le Bac, il se lance dans les affaires. En 2002, il débute la photographie «pour se ressourcer dans la nature après des heures de travail stressantes», confie-t-il. C’est en mars 2009, à Mui Khê Gà (Phan Thiêt, province de Binh Thuân, Centre), qu’il se prend de passion pour le lotus. Depuis, il écume les lieux où pousse cette fleur symbole de pureté et d’accomplissement spirituel. Ses pérégrinations photographiques l’ont mené des étangs autour de Hanoi jusqu’au delta du Mékong.


Trân Bich n’hésite jamais à se mouiller pour prendre des photos de lotus dans l’eau ! Photo : Trân Bich/CVN

Trân Bich se souvient du «déclic» à Mui Khê Gà : «Vues de loin, j’ai pensé que c’étaient des roses ou des tulipes. Mais quand j’ai approché, j’ai reconnu le lotus. J’ai pris beaucoup de photos et c’est ce jour-là que la passion m’a pris et ne m’a plus lâché». M. Bich estime que les liens entre la feuille et la fleur du lotus sont semblables au sentiment entre la mère et ses enfants. C’est pourquoi, dans ses œuvres, qui reflètent le cycle de vie de cette plante (de l’épanouissement au flétrissement), feuilles et fleurs coexistent souvent.

Bien qu’il ait participé à trois cours de formation au Club des photographes de Hô Chi Minh-Ville, il considère que la technique n’a qu’un rôle secondaire dans l’obtention d’un bon cliché. «Bien maîtriser la technique, la lumière, le cadrage n’est pas suffisant. Pour bien photographier un sujet, il faut d’abord être passionné. Il faut aussi analyser ses photos déjà prises et en tirer des enseignements». Il est vrai que pour passer des heures à patauger dans les marais infestés de sangsues, avec de l’eau jusqu’au cou parfois, la passion ça aide !

Trân Bich aime particulièrement ses photos de lotus prises dans un marécage de Cu Chi, un district suburbain de Hô Chi Minh-Ville. Peu de fleurs, mais aux tiges particulières. Le photographe les compare avec des victimes de l’agent orange. Bien que malformées, elles sont pleines de vie. «Le lotus, qui s’extirpe de la fange pour s’épanouir en plein air, symbolise la volonté pour surmonter les difficultés».

Quatre records nationaux

Le lotus n’est pas un sujet nouveau des photographes, bien au contraire. On pourrait même dire que c’est un des grands classiques de la photo de nature. Au Vietnam, Trân Bich est celui qui a le plus photographié cette plante. Sous toutes les coutures. Contrairement à la plupart des photographes, il ne se limite pas à la fleur épanouie dans toute sa splendeur, sujet bien trop facile. Non, il s’intéresse aussi aux autres parties de la plante, aux feuilles, aux tiges, à l’infrutescence (le fruit), et ce à toutes les saisons de l’année, même au cœur de l’hiver quand il ne reste plus que des tiges séchées.


Une œuvre de Trân Bich. Photo : Trân Bich/CVN

En quatre ans, Trân Bich a organisé 19 expositions dans diverses localités. La première en septembre 2009 à Hô Chi Minh-Ville et la plus récente de décembre 2012 à janvier 2013 aussi dans la mégapole du Sud. Toutes des expositions à but philanthropique. Près de trois milliards de dôngs ont été collectés à travers ces évènements, aidant à améliorer la vie d’orphelins, de personnes âgées et de malades en situation de précarité, de bons élèves issus de familles pauvres.

Trân Bich a reçu quatre records nationaux : photographe qui a pris les photos les plus originales sur le lotus (juillet 2011), personne qui a organisé le plus d’expositions sur cette fleur (juillet 2011), organisateur du plus grand nombre d’expositions sur le lotus à but philanthropique (septembre 2013) et photographe qui a pris le plus de photos de lotus en étant dans l’eau (mars 2014).

Ce photographe a aussi reçu de nombreux satisfecit du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, de l’Association des patrimoines culturels du Vietnam, des Comités populaires de Hô Chi Minh-Ville, de la province de Dông Thap (delta du Mékong), de la ville de Dà Lat (province de Lâm Dông, hauts plateaux du Centre), de la province de Thua Thiên-Huê (Centre).

Les marionnettes sur l’eau vont-elles séduire l’UNESCO ?

Rares sont les touristes, une fois au Vietnam, à ne pas voir une séance de marionnettes sur l’eau. L’Association vietnamienne des artistes de théâtre compte élaborer un dossier sur cet art pour le présenter à l’UNESCO.

L’«Artiste du Peuple» Lê Tiên Tho, président de l’Association vietnamienne des artistes de théâtre, a lancé l’idée d’élaborer un dossier sur l’art des marionnettes sur l’eau en vue d’une future reconnaissance par l’UNESCO en tant que patrimoine culturel de l’humanité. L’idée a été avancée lors d’un séminaire sur la «Création des numéros de marionnettes sur l’eau de valeur dans la nouvelle ère», tenu récemment à Hanoi. L’objectif, d’après Lê Tiên Tho, est de préserver et développer cet art original, spécificité vietnamienne.

Un art né de la riziculture

Le Vietnam est en effet aujourd’hui le seul pays au monde à conserver intégralement cette forme de spectacle aquatique. Il demeure alors l’héritier d’un patrimoine millénaire. Nées au XIIe siècle, les marionnettes sur l’eau étaient alors intégrées à des rites d’invocation de la pluie. Au fil des années, elles sont devenues le divertissement populaire à l’occasion du Têt traditionnel. D’après les experts, cet art se pratique partout dans le delta du fleuve Rouge et est étroitement rattaché à la vie matérielle et intellectuelle des riziculteurs.


Un numéro des marionettes sur l’eau, donné sur un étang devant la maison communale, s’ouvre sous l’explosion des pétards et rassemble les spectateurs de tout âge du village. Photo : Quy Trung/VNA/CVN

Un spectacle de marionnettes sur l’eau, produite sur une mare ou un étang situé généralement devant la maison communale, rassemble des spectateurs de tout âge du village. Le spectacle, animé par des figurines au caractère irréel et merveilleux dans la peau des personnages, s’ouvre sous l’explosion des pétards, créant une atmosphère de fête extrêmement joueuse et incitante.

Chacun de ces personnages (la marionnette) est une véritable œuvre de sculpture populaire, différent des autres et revêtu d’un caractère propre. Le personnage le plus représentatif de cet art scénique est le garçonnet replet, à la mine réjouie appelé Têu, grassouillet et toujours souriant. Il assume le rôle de prononcer le discours d’ouverture du spectacle et incarne le sens de l’humour et l’optimisme du peuple vietnamien. Sous les mains habiles des meneurs de jeu cachés derrière le rideau, les petites poupées de bois glissent sur l’eau et intèprètent des scènes de la vie quotidienne des paysans. Actuellement, les thèmes sont beaucoup élargis en franchissant les limites de la vie rurale pour aborder l’histoire nationale, voire même les contes étrangers.


Le Théâtre des marionnettes sur l’eau de Thang Long, une adresse incontournable des touristes étrangers à Hanoi. Photo : Thanh Tùng/VNA/CVN

Bien que d’apparence simple, les marionnettes sur l’eau du Vietnam disposent de mécanismes ingénieux qui exigent une manipulation habile et complexe. Chaque région du delta du fleuve Rouge garde en secret les techniques de fabrication et de manipulation des figurines.

Réputation mondiale

Depuis les années 1990, les marionnettes sur l’eau du Vietnam sont présentées aux spectateurs de plusieurs pays à travers le monde. Le Théâtre des marionnettes sur l’eau du Vietnam et le Théâtre des marionnettes sur l’eau de Thang Long ont ainsi parcouru une centaine de pays sur la planète.

Le développement du secteur touristique, avec notamment l’intérêt des touristes étrangers pour les arts traditionnels a donné l’essor à cet art, notamment sur les scènes théâtrales. Un exemple, le Théâtre des marionnettes sur l’eau de Thang Long est devenu une adresse incontournable des touristes étrangers chaque fois qu’ils viennent à Hanoi. L’an passé, ce théâtre a reçu le certificat du «Seul et unique théâtre d’Asie à présenter des numéros de marionnettes sur eau les 365 jours de l’année», remis par l’Organisation des records d’Asie (ARO).

D’après le Pf.-Dr. Lê Thi Hoài Phuong : «Les touristes étrangers aiment cet art car il est unique au Vietnam. Ils sont fascinés par l’ingéniosité des figurines et la dextérité des marionnettistes». Le Vietnam espère ainsi avoir dans le futur un nouveau patrimoine culturel de l’humanité, ce qui permettra de donner davantage de vitalité à cet art traditionnel que sont les marionnettes sur l’eau.

Opposés par la guerre, ils se retrouvent 30 ans après

La photo d’une jeune combattante vietnamienne de petite taille, arme à la main, en train d’escorter un robuste pilote américain capturé lors d’un parachutage en 1965, a fait le tour de différents pays. Rencontre avec Nguyên Thi Kim Lai, l’un des deux personnages du cliché.

La maison de Nguyên Thi Kim Lai se situe dans une ramification de la rue Xuân Diêu de la ville de Hà Tinh (province du même nom du Centre) où elle vit avec sa fille. Âgée de 68 ans, cheveux poivre et sel, visage laissant transparaître l’honnête et la générosité, c’est elle qui, il y a 49 ans, lors des années de la guerre, a capturé vivant un pilote américain, sauté d’un avion en feu. Alors que Kim Lai est en train d’escorter ce prisonnier à l’allure de géant, elle a été prise en photo par le reporter-photographe de guerre Phan Thoan frappé par le contraste qui opposait les deux silhouettes. Le pilote américain Andrew Robinson, haut de 2,2 m et pesant 125 kg avance tête basse. Armée d’un AK équipé d’une baïonnette, Kim Lai marche, quant à elle, d’un pas assuré du haut de son mètre 48 et de ses 37 kg.


Chaque fois qu'elle parle d’Andrew Robinson, Kim Lai repense à la photo qu’elle a prise avec lui en 1995. Photo : TT/CVN

La photo noire et blanche a fait le tour de différents pays à l’occasion de nombreuses expositions et a connu une réputation retentissante si bien qu’elle a figuré sur des timbres. Elle fait aussi partie de la collection «Cent ans des chefs-d’œuvre de la photographie vietnamienne».

«J’ai tiré trois coups de feu en l'air»

La photo historique du reporter-photographe Phan Thoan. Photo : Archives/CVN Mme Kim Lai est née dans le district de Huong Khê de la province de Hà Tinh. Elle grandit durant la guerre. En 1965, la jeune fille de 19 ans décide de faire comme ses amis et de s’engager volontairement dans la milice locale d’autodéfense. Le 20 septembre 1965, toute la région de Huong Khê subit des bombardements de l’armée américaine. Mais l’armée vietnamienne parvient à toucher deux avions. Trois pilotes des avions en feu sautent en parachute et s’enfuient dans la forêt. Kim Lai et les autres ont pour mission d’aller les chercher et de les capturer.

«Vers 17h00 ce jour là, avec mes camarades, nous sommes allés au fin fond de la forêt. Lorsque j’ai entendu des bruits dans une caverne à proximité, je me suis approchée toute seule et j’ai vu un pilote accroupi. J'ai tiré immédiatement trois coups de feu en l'air. L’Américain, tremblant, s’est rendu», se souvient-elle. Kim Lai est alors chargée d’escorter le prisonnier, Andrew Robinson, au poste des autorités locales. En chemin, elle croise le reporter-photographe Phan Thoan qui immortalise la scène.

Un matin du mois de septembre 1995

Après des années de combat, Kim Lai est démobilisée en 1973 et rentre travailler dans un hôpital. Mariée et mère de trois enfants, le spectre de la guerre s’éloigne. Elle vit heureuse et ne pense pas une seconde qu’un jour elle pourrait revoir le pilote d’autrefois à Hà Tinh, sa terre natale.

La retrouvaille en 1995 à Hà Tinh.



Photo : Tuoitre/CVN

«C’était un matin du mois de septembre 1995, j’étais en train de jouer avec mes petits enfants chez le voisin, on m’a dit qu’il y avait des étrangers qui me cherchaient. Je rentre et voit un homme très grand que je reconnais immédiatement : c’est Andrew Robinson. Sans attendre que je le salue, il m’approche et m’embrasse», raconte Mme Kim Lai la voix pleine d’émotions.

Lors de cette rencontre, la Vietnamienne et l’Américain ont pu se remémorer le passé, mais aussi évoquer leur vie actuelle. «Andrew Robinson m’a dit qu’il a voulu revenir au Vietnam pour me retrouver mais ses difficultés financières ne lui permettaient pas de réaliser son projet», confie-t-elle. Pour l’Américain, il lui a fallu attendre 1995 que l’Agence de télévision japonaise NHK l’invite à revenir au Vietnam pour être le personnage du film documentaire Cuôc hôi ngô sau 30 nam (La retrouvaille après 30 ans).

Depuis cette rencontre avec Andrew Robinson, Mme Kim Lai n’a pas eu de nouvelles et souhaiterait pouvoir revoir encore une fois l’Américain.