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Lào Cai : hausse du nombre de touristes depuis janvier

Selon le Service provincial de la culture, des sports et du tourisme de Lào Cai, lors des sept derniers mois, le nombre de touristes dans cette province du Nord-Ouest a connu une croissance de 25% sur un an.


Au premier semestre, Lào Cai a accueilli plus de 800.000 touristes, dont plus de 290.000 étrangers. Photo : Thanh Hà/VNA/CVN

Cette progression s'explique essentiellement par un programme de promotion du tourisme de la province, outre l'amélioration des routes reliant Hanoi à Lào Cai.

D'ici la fin de l'année, Lào Cai compte poursuivre son programme de promotion avec nombre de réductions de prix. Elle envisage également de lancer de nouveaux circuits, dont un voyage entre Phu Tho, Yên Bai et Lào Cai, ainsi qu'une fête de rue de Sapa en septembre, a déclaré le directeur du Service provincial de la culture, des sports et du tourisme, Trân Huu Son.

Au premier semestre, Lào Cai a accueilli plus de 800.000 touristes, dont plus de 290.000 étrangers. Entre janvier et juin, le tourisme a rapporté à Lào Cai 1.775 milliards de dôngs, soit l'équivalent de 84,5 millions de dollars.

En 2013, environ 1,2 million de visiteurs se sont rendus à Lào Cai qui regorge de plusieurs sites désormais connus à l'international tels que Bac Xa, Bat Xat, Muong Khuong et Sapa.

Lào Cai fait partie des provinces qui sont situées le long de la frontière sino-vietnamienne. La ville de Lào Cai se trouve à 354 km de Hanoi. Son mont Fansipan (3.143 m) est le plus haut de l'Indochine.

Sapa, fameux site touristique, se situe à 1.560 m d'altitude et à 37 km de la ville de Lào Cai. Ici, le climat est doux en été et parfois il neige en hiver.

Aux marchés de Bac Hà et de Muong Khuong se rencontrent de nombreuses ethnies minoritaires, notamment des H'Mông qui descendent des montagnes pour acheter ou vendre des marchandises. Les jours de marché prennent des allures de fêtes hautes en couleurs qui ravissent les touristes.

En marge de Diên Biên Phu : Nous autres Puôc

Diên Biên Phu est le site de la première victoire d’un pays colonisé sur un pays colonisateur. Aujourd’hui, il est placé sous la tutelle administrative de la province de Diên Biên qui compte beaucoup de groupes ethniques minoritaires, dont les Puôc.

Le nom Diên Biên Phu a fait le tour du monde. Il figure dans les dictionnaires usuels d’un grand nombre de pays. Le Petit Larousse, par exemple, parle ainsi de la bataille de Diên Biên Phu : «13 mars - 7 mai 1954 : défaite française pour le Viêt-minh dans le haut Tonkin, suivie par les Accords de Genève, elle marque la fin de la guerre d’Indochine». Parmi les groupes ethniques minoritaires à Diên Biên, le groupe majoritaire est constitué par les Thai qui prédominent d’ailleurs dans le Tây Bac (Nord-Ouest) montagneux. L’un des groupes les moins nombreux, celui de Puôc, mérite d’être mieux connu des peuples frères du Vietnam et de retenir l’attention des ethnographes.

Une population de 23.000 personnes

Selon les recensements démographiques en 2009, les Puôc, au début appelé Xinh Mun, Xa ou Pua, comptent 23.278 personnes, présentes dans 22 des 63 villes et provinces. Ils appartiennent au groupe ethnolinguistique austro asiatique (Môn-Khmer). Ils comportent deux branches : les Dza et les Nghet. Ils habitent majoritaiement dans trois provinces Diên Biên, Lai Châu et Son La, régions à proximité de la frontière Vietnam-Laos et traversée par la rivière Noire.


Des vétérans vietnamiens visitent en mars dernier la colline A1, une des positions militaires les plus fortifiées dans la bataille de Diên Biên Phu en mai 1954.
Photo : VNA/CVN

Leurs hameaux qui regroupent chacun une dizaine de foyers sont disséminés dans l’enceinte des villages Thai. Les maisons des Puôc, paillotes sur pilotis, sont caractérisées par leur toit bombé rappelant une carapace de tortue. L’agriculture reste en partie primitive. Beaucoup de foyers pratiquent encore le rây (la culture sur brûlis) cultivant le maïs, le riz et le cotonnier. On emploie des instruments rudimentaires, même le houx et le bâton pour creuser des trous d’ensemencement.

La famille des Puôc est patrilinéaire, monogamique. Le marié doit habiter chez sa femme de six à huit ans pour servir sa belle famille avant de revenir chez lui avec se femme. Les femmes accouchent, accroupies près de l’âtre. Le cordon ombilical est mis dans un tube de bambou qu’on suspend en cachette à un arbre dans la forêt. Quand une personne est morte, on tire un coup de fusil pour annoncer son décès à tout le village. Un garçon de la famille jette trois cailloux de l’âtre sur l’autel des ancêtres pour exprimer la colère de Génie du Foyer à cause de la perte d’un de ses sujets. Le corps du mort est lavé avec une décoction d’herbes odorantes. On met quelques sapèques dans sa bouche, pour son voyage dans l’au-delà.

Animisme et polythéisme

La vie spirituelle des Puôc est marquée par l’animisme et le polythéisme. Le principal culte est réservé aux ancêtres, de deux générations, parents et grands-parents. Les ascendants à partir des arrières grands-parents sont devenus les esprits du rây et du hameau. L’autel des ancêtres occupe le coin d’honneur de la maison. Près de là, dans la cour, on dresse une petite case abritant l’autel des ancêtres de la belle famille.


Les Puôc appelé aussi Xinh Mun, Xa ou Pua, comptent 23.278 personnes, présentes dans 22 des 63 villes et provinces. Photo : CTV/CVN

Au temps de la colonisation française, le Puôc était le paria des parias. Menacé d’extinction par le colonisateur français, méprisé par les peuples frères, le peuple Puôc a été sauvé par la Révolution d’Août 1945 dirigée par l’Oncle Hô (1) qui avait libéré le pays et lui a rendu sa dignité. Depuis le gouvernement s’est efforcé de liquider l’arriération mais les progrès sont lents à cause des difficultés économiques nationales, de son isolement, de 30 ans de guerre et surtout des préjugés millénaires. Quoi qu’il en soit les Puôc, aux côtés d’autres minorités ethniques du Nord-Ouest ont participé avec enthousiasme à la guérilla contre l’offensive française, préparant le terrain pour Diên Biên Phu.

Nous publions ci-dessous un poème de cette époque écrit par un Puôc inconnu (traduction de notre regretté ami Georges Boudarel) :

Nous autres Puôc

Qui prétend que nous sommes niais,
Nous autres Puôc ?
Qui insinue perfidement
Que nous craindrions l’ennemi ?
Notre misère, notre faim,
La faute en est aux anciens chefs.
Sans coupe-coupe et sans tissu,
Comment avoir la vie facile ?
Nombreux pourtant sont chez nous
Les garçons à la flèche sûre,
Les filles à la navette habile.
Bien des gens montent dans nos hameaux
Pour des achats ou des trocs.
Notre bouche ignore les beaux discours
Tant de ruisseaux parlent pour nous !

Nos filles à nous, Puôc, n’ont pas de fleurs
Brodées dessus leurs jupes.
Leurs fleurs ce sont leurs lèvres
Et leurs yeux et leurs seins.
Que celui qui veut nous connaître
Ne craigne pas les sentiers raides.
Il entendra chez nous
Le chant des cordes et du bambou.
Etroites sont nos cases, mais vastes nos forêts.


Les filles Xinh Mun en fête. Photo : CTV/CVN


Aux jours de chasse,
Les furets et les quartiers de cerf
S’amoncellent dans nos cours.
Notre hameau de résistance
Caché en plein cœur de la jungle
L’ennemi peut venir renverser la montagne
Et raser la forêt
Jamais il n’en verra même une seule case.
Mais au retour sur son chemin nos guérilleros seront là
À l’attendre.


Pour nourrir l’Armée populaire,
Nous autres Puôc,
Nous avons plus de riz que quiconque.
L’Oncle Hô à notre tête,
Nous voilà devenus habiles,
Nous qui depuis toujours savions déjà
Faire tant et tant de choses,
Nous qui depuis toujours savions déjà
Faire tant et tant de choses. Bien autant que les Mèo !
Bien autant que les Tày !
Nous autres Puôc, nous aimons nos villages,
Et haïssons l’ennemi,
Nos mains sont patientes,
Nos cœurs pleins d’amour pour nos enfants.
À trop nous courber, le dos nous fait mal.
Le jour est venu de nous redresser.
À jamais.

Bach Vân, une figure du Ca trù (Chant des courtisanes)

Bach Vân, une des fameuses chanteuses du Ca trù de Thang Long (Hanoi actuelle), a passé près de 30 ans et même sacrifié son bonheur privé pour la relance du Ca trù (« chant des courtisanes »), reconnu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'UNESCO.

Une soirée, nous sommes venus dans l'ancienne maison communale de Kim Ngân, 42-44 rue Hàng Bac, à Hanoi, où se tenait un spectacle de Ca trù organisé par le Club de Ca Trù de Hanoi. Une chanteuse au visage triste portant une robe de velours était assise sur une natte au milieu de la salle. Elle jouait avec passion du phach (sorte de castagnettes de bambou) et chantait des paroles mélodieuses. Bien qu’âgée d'environ 50 ans, sa voix était parfaite. A côté d'elle se trouvait un accompagnateur et un percussionniste, qui aident à garder le rythme du chant.

Plus la soirée avançait, plus la voix de la chanteuse était enivrante. Les douces et délicates mélodies, les sons de l’instrument day et du tambour châu recréaient la véritable essence du Ca trù et rappelait l'image d'un spectacle à la cour royale d’antan.

Bach Vân est attachée au Ca trù depuis près de 30 ans. Né en 1957 dans une famille confucianiste du village de Thanh Chuong, province de Nghê An, elle a appris très tôt à réciter des poèmes Tang par son père et à chanter des chansons folkloriques du pays de Nghe An par sa mère.

L’« Artiste émérite » Bach Vân, qui a consacré 30 ans de sa vie au Ca trù.

Depuis d’une trentaine d’années, Bach Vân se produit dans la maison communale Kim Ngân, dans le vieux quartier de Hanoi.

Bach Vân lors du spectacle fêtant la cérémonie inaugurale du film «Sô do» (un sort chanceux) qui dépeint le mode de vie citadin au Vietnam dans les années 1930.

Bach Vân a commencé à chanter le Ca trù dans les années 1980 et depuis, sa vie est attachée à cet art vocal. A ses débuts, Bach Van a été confrontée à d'énormes difficultés qui, cependant, ne l’ont pas découragée. Elle a recherché des documents anciens et appris les techniques de chant auprès d’artistes chevronnés de Hanoi, Hai Duong et Hà Tinh. Et ses nombreux efforts ont été récompensés. Ses professeurs ont été Quach Thi Hô, Nguyên Thi Phuc, Chu Van Du et Pho Thi Kim Duc.

Elle est à l’initiative de la création du club de Ca Trù de Hanoi avec l’espoir de dynamiser ce chant. En 1991, le club a été officiellement créé avec près de 200 membres, devenant ainsi le premier du genre au Vietnam. Depuis, Bach Vân a fait de grands efforts pour le développer. Elle a même payé de sa poche des spectacles gratuits et elle a invité des artistes. Pour assurer la relève, Bach Vân a ouvert des cours pour les jeunes et a aidé le Département des Arts du spectacles, relevant du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, à organiser des festival et colloques sur le Ca trù.

Surtout, elle a réalisé et recueilli des documents pour aider le Département du Patrimoine culturel à compléter le dossier du Ca trù afin de le soumettre à l'UNESCO qui a reconnu officiellement en 2009 cette forme de chant traditionnel comme un patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde d’urgence.

Bach Vân a aussi soutenu avec succès une thèse de maîtrise à l'Institut de recherche sur la culture et est en train de préparer une thèse de doctorat à l'Institut des Sciences sociales. Pour ses grandes contributions, ellea reçu le titre d’«Artiste Emérite».

Le marché montagnard de Bac Hà : un lieu mythique, une atmosphère

À 60 km environ de la ville de Lào Cai, Bac Hà est le plus grand marché montagnard du Nord. Il a lieu tous les dimanches. Pour les visiteurs, les gens de passage et les commerçants, c’est véritablement un lieu de rencontre.


Le marché de Bac Hà se situe dans le district du même nom (province montagneuse de Lào Cai, Nord). Pour s’y rendre au départ de la ville de Lào Cai, les habitants de la région doivent parcourir environ 74 km, et emprunter la seule et unique voie construite sur le flanc de la montagne, bordée de rizières en gradins de part et d’autre du relief. Alors que nous approchons de notre destination finale, nous apercevons des groupes issus des ethnies minoritaires. Avec leurs chevaux, ils acheminent vers le marché moult produits. Ils rient et parlent bruyamment. Certains sont partis à l’aube, d’autres, ceux qui résident le plus loin, se sont mis en route la veille.

La plupart des chalands se déplacent quant à eux à pied ou à dos de cheval, parcourant parfois des dizaines de kilomètres à travers les sentiers sinueux de la forêt. Les plus aisés prennent la moto. Les touristes, enfin, ont posé leurs valises non loin de là et viennent souvent nombreux visiter ce lieu unique de la région.

Le district de Bac Hà est considéré comme le «chef-lieu» de l’ethnie Mông. On y croise toutefois des Man et des Dao. Chaque semaine, les participants attendent avec impatience l’ouverture du marché dominical. Celui qui a apporté des pousses de bambou, celui qui semble être venu sacrifier un chien et une poule, ils sont plusieurs marchands à venir, non pas pour vendre leurs produits, mais pour l’ambiance qui règne au milieu des étals, pour l’atmosphère non moins conviviale qui suggère à tous les visiteurs d’arborer un large sourire. Pour le plaisir en somme.

Spectacle trépidant de la haute région

Autrefois, le marché de Bac Hà se tenait sur une colline en pente douce. Aujourd’hui, il s’étend sur plus de quatre hectares et a été installé sur une grande place du district de Bac Hà. Lorsque le visiteur arrive au loin, il constate que la nature généreuse ne dissimule nullement les larges motifs multicolores des vêtements en brocatelle filés par les femmes Mông et Dao, que l’on distingue toujours.

Une fois sur place, on y trouve toutes sortes d’objets, d’ustensiles ménagers et d’outils. À l’entrée, le matériel agricole gît pêle-mêle à même le sol et empiète sur le chemin. En général, les stands les plus embouteillés sont les étals de bijoux, de jupes, de vêtements, d’étoffes en brocatelle et de belles hottes en rotin, situés au centre du marché. Les visiteurs, notamment les touristes étrangers, manifestent ici un intérêt particulier pour les tableaux colorés tissés main. En fait, ce bazar a ceci de particulier que les vendeurs n’interpellent jamais le chaland, comme c’est souvent le cas. Au contraire, ce dernier a plutôt tendance à se ruer sur les présentoirs pour trouver l’objet de leur désir. Un spectacle envié par de nombreux commerçants urbains.

La zone consacrée aux buffles et aux chevaux attire enfin davantage les hommes. Les animaux qui y sont exposés ne sont pas destinés à la vente. Ils sont un prétexte pour participer au marché, pour bavarder avec les voisins et les autres paysans de la région. Pour le principe, ils affichent tout de même un prix, la plupart du temps déraisonnable. Le buffle le moins cher coûte entre 20 et 30 millions de dôngs, le plus onéreux peut aller jusqu’à 100 millions. Les chevaux quant à eux font l’objet de longs paris. À savoir lesquels participeront à la prochaine course de Bac Hà, et lequel bien sûr l’emportera. Ils comparent leur prix, leur robe et leurs chances de l’emporter.

Des spécialités gastronomiques

Pas de marché sans spécialité culinaire, et sans dégustation. Les visiteurs raffolent du thắng cố, une soupe de viande de cheval pimentée qui bout sur place, dans un four en terre. Un plat très populaire qui attire toujours les curieux en nombre. Sur place, cinq commerçants profitent du filon et leur stand ne désemplit jamais. En général, pour savourer le thắng cố avec plus d’authenticité, les gourmands l’accompagnent d’un ou plusieurs verres d’alcool de maïs.

L’alcool de maïs Bac Hà est conservé dans des bidons de 20 litres et vendu non loin de ces échoppes de fortune. Une spécialité de Ban Phô, l’une des communes du district de Bac Hà. D’après Giàng Seo Sâu, fabricant expérimenté, «Ban Phô recense plus de 500 foyers et plus de 3.000 personnes. Tous connaissent bien ce métier mais seulement deux tiers en vivent». Cette boisson est produite fin automne, alors que les épis de maïs, cultivés sur les versants de la montagne, sont mûrs et presque rouges. La commune dénombre plus de 300 ha de surface de maïs, trois fois plus que de riz. Les Mông récoltent 1.000 tonnes par an et produisent 400.000 litres d’alcool.

Même si les touristes affluent sur le marché, c’est insuffisant aux dires de certains marchands. À 58 ans, Michael Paul est Irlandais et habite dans l’arrondissement de Hoàn Kiêm (Hanoi). Il a visité 18 fois la province de Lào Cai en dix ans. Chaque fois, il s’est rendu sur le marché. Il partage : «Il y a 12 ans, mon épouse et moi avons fait un voyage à Dông Van (province montagneuse de Hà Giang, Nord). Nous avons été littéralement séduits. Depuis, nous revenons souvent, deux fois par an en moyenne». Et d’ajouter, amusé : «Je suis devenu guide touristique pour mes amis lorsqu’ils me rendent visite. Je sais comment les Man filent leurs sacs de brocatelles, combien de temps les Mông prennent pour concevoir un jupe de plusieurs millions de dôngs», partage-t-il.

Un endroit donc qui mérite le détour, courez-y !

(Source: CVN)

Traditions vestimentaires des femmes Kinh

Les Kinh, toujours, avec, pour aujourd’hui, un nouvel angle d’attaque, à savoir les traditions vestimentaires. Qu’on se rassure tout de suite, chez les Kinh comme partout ailleurs, les femmes sont, de ce point de vue, beaucoup plus gâtées que les hommes ! Le delta du fleuve Rouge est le berceau de la culture Kinh, on ne le dira jamais assez. Et à ce jeu-là, les traditions.


vestimentaires ne font pas exception. Jadis, les femmes confectionnaient elles-même leurs vêtements. Chemises sans col, vestes courtes, pantalons larges, tuniques à 4 pans… Autant de tenues caractéristiques de la paysanne d’autrefois. Pham Bich Hang, du musée des femmes vietnamiennes, nous dit : "La tunique à 4 pans multicolores confère grâce et élégance à celle qui la porte. C’est une tenue que l’on retrouve très souvent avec le yem - cache-sein, la coiffe de velour noire et le chapeau plat à franges. C’est vraiment très typique de la région du delta. "

La tunique en question est longue, habituellement noire ou marron, avec 4 pans, deux à l’avant, deux à l’arrière. Les deux pans arrières sont cousus ensemble. Les deux pans avant restent par contre ouvert mais attachés aux pans arrières. A noter que les femmes utilisent une bande de tissus de couleur vive comme ceinture.

Faisant partie intégrante de la tunique à 4 pans, le « yem » est le cache-seins le plus populaire des Vietnamiennes d’autrefois. Il est composé d’un carré de soie ou de coton dont les extrémités sont fixées par des cordons lacés dans le dos au niveau du cou. Ce cache-sein traditionnel relève la beauté des femmes en mettant en valeur leur ligne.

Au niveau de la tête, la coiffe en « bec de corbeau » donne à la femme un visage en fleur de lotus. La coiffe est pliée en triangle, comme un bec de corbeau, au milieu du front. Les deux angles sont repliés vers les deux oreilles et noués sur la nuque. Enfin, le « non quai thao », chapeau plat à franges est fabriqué en feuilles de latanier et supporté par une armature de bambou. Le bord du chapeau est recourbé et décoré de figurines. Vu d'en haut, ça ressemble à une belle fleur.

Les femmes méridionales préfèrent quant à elles des chemisiers amples qu’on appelle en vietnamien « ao bà ba ». Très populaire depuis le 19ème siècle, l’« ao bà ba » est inspiré des habits des insulaires de Penang, en Malaisie. Il s’agit d’une chemise fabriquée en coton léger, avec de longue manches et un col généralement en V ou rond.

Il est bien sûr une autre tunique traditionnelle dont les Vietnamiens sont très fiers : l’« ao dai » - la robe nationale des femmes vietnamiennes. L’« Ao dai », qui signifie littéralement « robe longue », a connu le jour en 1744 sous la dynastie des Nguyên qui en ont fait le costume national.

Ce vêtement - d'une rare élégance - est traditionnellement porté lors des cérémonies solennelles et les mariages. Dans sa forme actuelle, c'est une tunique de soie moulante portée sur un pantalon qui souligne incontestablement la beauté féminine. La tenue magnifie le buste et les courbes des femmes, tout en leur donnant un maintien incomparable. Lê Thi Quyen, propriétaire de la couturerie Vinh Trach à Hanoi, a déjà 60 ans d’expériences avec les « ao dai » : "Autrefois, l’« ao dai » était un peu différent. Le col ne faisait que 3 centimètres, les bras étaient plus courts, et les deux côtés moins fendus. Lorsque les femmes portaient cette tunique, elles paraissaient plus sveltes et plus douces."


L’« ao dai » peut être uni et répondre à un certain code de couleur, en tout cas pour les uniformes : blanc pour les étudiantes, rouge pour les futures mariées, bordeaux pour les hôtesses de Vietnam Airlines, par exemple. Les premiers ao dai remontent au 18ème siècle. Pham Bich Hang : "L’« ao dai » est le symbole de la culture vietnamienne. La version actuelle est dûe au peintre Cat Tuong, qui a rallongé le bas et qui a fait en sorte que la tunique épouse davantage les courbes du corps."

Au fil du temps, la tunique de la femme vietnamienne a changé. Elle est bien ajustée, mettant en relief les rondeurs et convenant à merveille à la sveltesse des Vietnamiennes. Les deux pans descendent jusqu'au mollet et flottent légèrement au vent. Ils sont ouverts un peu plus haut que le pantalon, découvrant ainsi une infime partie du corps. Les manches sont assez amples, légèrement évasées et ne couvrent que les trois quarts de l'avant-bras. Aujourd’hui, même si elles s’intéressent à la mode occidentale, les femmes vietnamiennes restent profondément attachées à leur costume traditionnel.

Yen Tu, un haut lieu du tourisme spirituel au Vietnam

Situé dans la province septentrionale de Quang Ninh, à environ 100 km de Hanoi, le vestige historique Yen Tu s’étend sur 20 kilomètres de longueur. De quoi s’agit-il? D’un centre connu pour être le noyau actif du bouddhisme sous la dynastie des Tran, Yen Tu avec ses paysages pittoresques et son ensemble de pagodes et pagodons attire chaque année des millions de visiteurs.

C’est au printemps ou en été que les pèlerins préfèrent aller à Yen Tu pour rendre hommage à Bouddha. Yen Tu, isolé au milieu d’arbres séculaires et de pinèdes, est un lieu à part, jouissant d’une profonde quiétude qui permet à tout visiteur d’oublier un peu son quotidien tourmenté.


Un peu d’histoire à présent: C’est à Yên Tu que le roi Trân Nhân Tông (1258-1308), après avoir cédé le trône à son fils, décida de mener une vie religieuse en ermite. Il y fonda la secte zen Truc Lâm et ce lieu devint le grand centre national du bouddhisme. Aujourd’hui le vénérable Thich Tue Phuc est le gérant adjoint des lieux: Qui parle de Yen Tu évoque le courant zen Truc Lam. Au 14è siècle, le roi Tran Nhan Tong, 3è génération de la dynastie des Tran, 35 ans, céda le trône à son fils Anh Tong. 6 ans plus tard, à l’âge de 41 ans, il décida de s’installer à Yen Tu où il créa le courant zen Truc Lam, un courant bouddhique purement vietnamien.

Toujours selon le vénérable Thich Tue Phuc, Yen Tu attire élèves et étudiants qui veulent découvrir le bouddhisme: Le zen est une branche bouddhique dont la pratique principale est la méditation. Lors de leurs vacances d’été, les élèves sont envoyés ici pour découvrir le bouddhisme, tout en se perfectionnant moralement pour devenir de bons citoyens.

Autrefois, pour atteindre le sommet, on n’avait pas d’autre choix que de grimper par l’escalier et les chemins escarpés... ce qui demande une bonne dose de motivation. Aujourd’hui, on peut emprunter le téléphérique pour aller jusqu’à la pagode de Hoa Hien et terminer à pied jusqu’au sommet avec la pagode de bronze dominée à 1.068 mètres d’altitude. Cependant, comme c’est un pèlerinage, la plupart des visiteurs vaillants préfèrent emprunter les traces d’antan.

La route longue est parsemée de lieux de culte: la pagode Hoa Hien, les pagodons comme Ngoạ Vân, Một Mái, Bảo Sái, Vân Tiên… qui offrent des haltes et des occasions de prier aux téméraires pèlerins; car cela va sans dire, vénérer chasse la fatigue. Quand enfin on atteint la pagode de bronze, située au sommet du mont Yen Tu. Bách Hợp, un touriste qui est parvenu au bout, nous livre ses impressions: On est arrivé à la pagode de bronze à 5 heures du matin. Il faisait encore nuit mais on était assuré car on était en terre bouddhique. Ici, notre âme est sereine.

Malgré plus de 7 siècles d’existence, Yên Tu conserve encore sa beauté primitive et son charme unique. Le temps est suspendu sur cette terre bouddhique du zen

L’archipel de Truong Sa

Situé à 400km de la terre ferme, l’archipel de Truong Sa (Spratleys) s’est naturellement imposé comme un des . Malgré d’innombrables difficultés, les insulaires et les soldats ne ménagent aucun effort pour en faire un rempart solide de la souveraineté maritime nationale.

L’archipel de Truong Sa se situe au sud-est du Vietnam, au milieu de la mer Orientale. Il est bordé par l’archipel de Hoang Sa (Paracels) au nord, par la mer des Philippines à l’est, et par les mers de Malaisie, d’Indonésie et du Brunei au sud. Truong Sa comprend une centaine d’îlots coraliens et récifs répartis sur une zone de 410 mille km2.


Après 2 jours et une nuit de bateau, nous voici enfin arrivés sur l’archipel de Truong Sa. Nous pensions y trouver du sable, du corail et un climat rigoureux. Imaginez notre surprise quand à notre arrivée nous nous sommes retrouvés immergés au coeur d’un paysage verdoyant fait d’une faune dense. Nous nous y sommes instantanément sentis chez nous, et encore davantage à la vue des maisons à toit rouge et des jardins luxuriants habités par des canards cherchant leur nourriture à l’ombre des bananiers... Ici réunit toute l’authenticité de la campagne vietnamienne. Sur certaines îles de l’archipel, il y a même des temples, des pagodes ainsi qu’une maison de la culture, un mémorial dédié au président Ho Chi Minh et une maison d’hôtes...

A l’ombrage d’un grand badamier, les enfants, futurs citoyens de l’île, s’amusent en chantant un air folklorique : « Au milieu de la mer, se trouvent les archipels de Truong Sa et de Hoang Sa, les chéris de la nation vietnamienne... »

Aujourd’hui, toutes les îles de l’archipel, y compris les îles submergées, sont équipées de bâtiments confortables, de systèmes d’information et d’éclairage. Plusieurs îles possèdent des écoles, des cliniques et des routes en béton.

Les soldats en poste sur l’archipel ont trouvé le moyen d’améliorer leurs plats quotidiens en cultivant des légumes bio et en élevant des poulets et des cochons. Les légumes sont plantés à diverses places : de petits jardins ou dans la vase, profitant ainsi au maximum des terres vacantes. Nguyen Viet Thuan, président du comité populaire du district de Truong Sa, rattaché à la province centrale de Khanh Hoa, souligne : « Avec l’aide de l’Etat et des compatriotes continentaux, la vie des soldats et des habitants de l’île s’est nettement améliorée. Surtout, depuis la mise en place d’une stratégie maritime nationale pour 2020. Dans plusieurs communes, on peut utiliser l’électricité solaire 24 heures sur 24. Les infrastructures et les ouvrages culturels ont été restaurés et les activités économiques se développent. »

Les soldats et les autorités locales aidant, les insulaires habitent dans des maisons confortables, développent leur production et envoient leurs enfants à l’école.

Bui Thi Nhung, enseignante depuis 4 ans dans l’unique école se trouvant sur l’île la plus importante de l’archipel, Truong Sa Lon, raconte : « J’ai rencontré pas mal de difficultés les premiers jours. Mais petit à petit, les choses sont allées de mieux en mieux et aujourd’hui, ma vie est assez stable. Nous espérons que Truong Sa deviendra prospère et que l’archipel sera digne de sa position de forteresse pour défendre la souveraineté maritime vietnamienne. »

Le colonel Pham Van Xong était un soldat sur l’archipel de Truong Sa il y a 25 ans. Xong s’est dit très touché de retourner visiter l’île : « Après 25 ans, Truong Sa a beaucoup changé. Les infrastructures se sont modernisées. Les énergies solaires et éoliennes permettent aux insulaires d’avoir de l’électricité 24 heures sur 24. Nous devons faire en sorte que Truong Sa soit mieux connu au Vietnam et à l’étranger en tant que propriété maritime vietnamienne. »

Plus que quiconque, les habitants et les soldats en garnison à Truong Sa sont conscients de leur responsabilité et de leur position privilégiée concernant la défense de la souveraineté nationale. Ils n’ont jamais manqué de courage et de persévérance pour mener à bien cette mission, quels qu’en étaient les obstacles . Et le moment venu, il est assuré qu’ils sauront encore le prouver.

Viet Nam échanger la culture et développer le tourisme du Lao Cai

Avec de nombreuses activités festives, la province de Lào Cai (Nord) compte accueillir pendant ce deuxième trimestre 400.000 touristes. Viet Nam - échanger la culture et développer le tourisme du Lao Cai


Du mois d'avril à juin, une série de fêtes vont se succéder dans cette province, à commencer par la Fête dans les nuages de Sa Pa prévue du 26 avril au 5 mai, puis la course de chevaux de Bac Hà prévue les 1er et 2 juin, et enfin, une compétition de sports des minorités ethniques qui aurait lieu du 13 au 19 juin. De janvier à mars, Lào Cai a accueilli plus de 318.000 visiteurs (+ 6,8% sur un an), dont 152.500 touristes étrangers. Sa Pa est toujours la destination de prédilection des touristes, avec plus de 166.000 personnes pendant le premier trimestre 2013.

Selon le Service provincial de la culture, des sports et du tourisme de Lào Cai, la hausse du nombre de visiteurs enregistrée pendant les trois premiers mois de l'année est due à une meilleure organisation des activités touristiques ainsi que des fêtes folkloriques traditionnelles locales.

Marché de l’amour de Xuân Duong à Bac Kan

S’il n’est pas aussi connu que le marché de l’amour de Khâu Vai à Hà Giang ou celui de Sa Pa à Lào Cai, le marché de l’amour de Xuân Duong à Bac Kan (toutes trois provinces montagneuses du Nord) n’en ait pas moins attrayant pour son originalité.

La foire des amoureux de Xuân Duong attire de nombreuses ethnies locales, ainsi que des touristes vietnamiens et étrangersLa foire des amoureux de Xuân Duong attire de nombreuses ethnies locales, ainsi que des touristes vietnamiens et étrangers Le marché de l’amour de Xuân Duong est depuis longtemps un rendez-vous annuel incontournable de toutes les ethnies locales comme des touristes vietnamiens et étrangers. Xuân Duong est d’abord le marché de l’amour des minorités ethniques Tày et Nùng qui vivent dans les régions montagneuses des provinces de Bac Kan, Lang Son et Thái Nguyên (Nord).


A Bac Kan, cette foire des amoureux a lieu le 25e jour du 3e mois lunaire dans le district de Nà Ri. Les personnes vont à ce marché pour se souvenir de leurs amours, revoir leurs anciennes amours... Tôt la matinée, des couples de jeunes hommes et de jeunes filles revêtus de leurs plus beaux vêtements arrivent à Xuân Duong. Les jeunes filles des minorités ethniques désirent ardemment d'aller au marché. Cette foire est issue d’une authentique et belle histoire d’amour. Selon les anciens, il y avait autrefois dans le district de Nà Ri un couple pauvre mais très heureux. Un jour, alors qu’ils travaillaient ensemble dans le champ, un mandarin passa et fut capté par la beauté de la femme. Il s’empara d’elle à la faveur de l’éloignement de son époux qui n’entendit pas ses appels au secours.

Plusieurs années après, elle alla voir son ancien mari, tous deux ayant une nouvelle famille. Ils s’embrassèrent et pleurèrent. S’affligeant de la situation désespérée du couple, les habitants de la région se sont accordés pour leur permettre de se rencontrer un seul jour l’an, le 25e du 3e mois lunaire, à Nà Ri, qui signifie en Tày "la rizière longue", afin de se remémorer leurs temps heureux. Truong Van Ban, un Tày qui depuis fort longtemps va à ce marché de l’amour, est fébrile à l'idée de revoir son ancienne amoureuse. «Moi et elle, nous avons tous deux une famille. Je veux la revoir pour savoir comment est sa vie. Si elle est heureuse comme moi, alors je le suis aussi pour elle», explique-t-il. De même pour Mme Triêu Thi May, une Nùng de la commune de Xuân Duong. Cette année, elle a près de 70 ans ! Tous les ans, elle y va pour se souvenir de son ancien bel amour, mais aussi pour observer les changements du marché.


Xuân Duong n’est pas un lieu de seules rencontres entre amoureux, il est aussi celui d’échanges culturels entre toutes les communautés ethniques. Ce qui permet aux touristes d’apprécier pleinement les chants then, sli et luon, sans parler des spécialités gastronomiques des ethnies Tày et Nùng pleines des parfums de la montagne et de la forêt de Xuân Duong tels les thang cô, mèn mén, bánh trung kiên... Ils peuvent aussi participer aux jeux populaires comme le ném còn, la danse aux échasses, ou encore se mesurer à la balançoire au tir de corde... «Ma famille va au marché de l’amour de Xuân Duong chaque année pour les spécialités des Tày et des Nùng qui sont très originales, mais c’est aussi pour nous un retour à la nature», explique Hoàng Dinh Quân, un touriste venu de Thái Nguyên. À la fin de la journée, tout le monde reprend le chemin du "ban" - village -, en ayant chaudement au coeur l’élu de son âme, jusqu’à l’année suivante.

L’île de Con Dao

Situé dans le sud du Vietnam à 230 kilomètres de Saigon dans la mer de Chine méridionale, l’île de Con Dao est réputé pour ses plages exceptionnelles et encore sauvages. Une destination des plus authentiques ! Composé de 16 îles montagneuses, dont celle de Con Dao, où près de 5000 personnes vives, l’archipel est accessible depuis Saigon par avion avec 3 vols quotidiens.


Comptez 1 heure de vol à partir de la capitale économique pour d’arriver sur les plages de Con Dao. On peut également rejoindre l’île en bateau à partir de Vung Tao, cependant le trajet prend en moyenne 13 heures. Activité nautique Ecotourisme et trekking L’archipel abrite un parc national que l’on peut visiter à pied. Créer en 1993, le parc est caractérisé par un écosystème extrêmement varié. Il existe plus de 135 espèces animales et plus de 850 espèces végétales. A partir des plages, découvrez également la réserve naturelle des récifs de coraux, véritable trésor de l’archipel. Le bureau du parc National organise aussi des randonnées dans la jungle de courtes durées, entre 2 et 3 heures.

 Activité nautique Activité nautiqueAccessible à tous ceux sachant nager, le snorkelling est l’une des activités phares de l’île. Nager parmi les poissons et découvrez les merveilles des fonds marin. Vous pourrez également partir en excursion vers l’île aux tortues (île de Bay Can où l’on peut observer les tortues y naître entre mai et septembre), l’un des sites les plus réputées pour le snorkelling. Si vous aimez aussi la plongée, Con Dao se révèle être une parfaite destination contenue de la richesse de ses fonds marins. Musée et ancien bagne. L’île est historiquement connue sous le nom de Poulo Condor, une prison tristement connue pour les tortures infligées aux prisonniers. Aujourd’hui, les prisons sont visitables et un musée de la révolution à été installé. Quand partir ? Pour profiter de Con Dao au mieux, la meilleure période est de fin-mai à octobre. A ne pas oublier avant de partir, le spray anti-moustique !

Découvrez la beauté de la ville My Tho - Tien Giang

Défrichées depuis le XVIIe siècle, les terres situées au nord du fleuve Tiên, dans la province de Tiên Giang, sont devenues des rizières et des vergers verdoyants. D'intenses échanges commerciaux y règne et au milieu du delta du Mékong est né le quartier urbain de My Tho - Go Công, prospère et animé.

 À 75 km de Hô Chi Minh-Ville en longeant la nationale 1A se trouve la ville de My Tho-capitale de la province de Tiên Giang. De là, on peut se rendre dans des districts ou prendre la route de Vinh Long en franchissant le pont My Thuân. À My Tho, le 2e pont à hauban enjambant le fleuve Tiên et reliant à Bên Tre est en construction. Le long du couloir Ouest-Est, de 120 km, des routes asphaltées mènent aux hameaux, doublées d'un réseau naturel de canaux et d’arroyos. Tiên Giang est ainsi dotée d’un bon réseau de communication terrestre et fluvial reliant communes, districts et provinces du delta du Mékong.


 Découvrez la beauté de la ville My Tho - Tien Giang Un haut lieu du tourisme De Hô Chi Minh-Ville, les touristes peuvent prendre un bateau pour remonter le fleuve Tiên majestueux, pénétrer au coeur du delta grâce aux canaux et arroyos ombragés de nippas, visiter des vergers et déguster des fruits cueillis sur place. Sur l’île de Thoi Son, les touristes peuvent contempler des vergers verdoyants, regarder des locaux préparant des plats traditionnels et écouter des airs folkloriques du Nam Bô comme le tai tu ou visiter des foyers pratiquant un métier artisanal subtil. En remontant le fleuve Tiên, on tombe sur le marché flottant de Cai Bè, lieu d'échange de produits locaux où convergent des centaines de bateaux et d'embarcations de toutes sortes. Sur les deux rives, les rangées de boutiques sont toujours animées. Parfois, on entend retentir les cloches de l’église de Cai Bè construite au début du XXe siècle.

 Les touristes pourront visiter nombre de vestiges historiques, ouvrages architecturaux religieux: sites de la culture d'Oc Eo (Cho Gao) portant l’empreinte culturelle de Phù Nam (début de l’ère chrétienne), vestige historique du combat naval de Rach Gâm-Xoài Mut où s’illustra le célèbre héros national Quang Trung, la pagode Vinh Nghiêm vieille de 200 ans avec ses caractéristiques architecturales et sculpturales typiques du Nam bô. Tiên Giang possède d'autres vestiges historiques : le mausolée royal de la lignée familiale de la Reine-mère Tu Du (la grand-mère maternelle du roi Tu Duc) à laquelle revient le mérite d'avoir défriché Go Công. La pagode Buu Lâm (My Tho), ancien ouvrage représentatif de la communauté Viêt du delta du Nam Bô au XIXe siècle, lieu où séjournèrent des patriotes comme Nguyên Sinh Sac et Phan Chu Trinh.

Autre trait caractéristique de Tiên Giang: ses fêtes. On peut citer celles de la victoire d'Âp Bac, du soulèvement du Nam Ky, des héros nationaux Truong Dinh, Thu Khoa Huân, d'autres fêtes traditionnelles spécifiques aux Viêt, Khmers, Cham, Hoa... À Tiên Giang, les touristes ne manqueront pas aussi de faire un détour par la ferme aux serpents de Dông Tâm, un parc zoologique où sont conservés des animaux rares du delta du Mékong (ours, tortues, serpents, crocodiles, singes, toutes sortes d'oiseaux...) et un musée de reptiles où pythons et cobras sont, en grande majorité, destinés à l'alimentation, à la maroquinerie où à la production de produits antivenimeux.

Coucher du soleil sur la plage Lang Co

C’est une plage splendide située près d’un village de pêcheurs avec 10 kilomètres de long. L’après-midi, les cigognes s’y rassemblent, ce qui donna au village le nom de Làng Cò sous les dynasties de Nguyen puis les Français le transformèrent en Lăng Cô. Aujourd’hui on la nomme la belle en réveil. Elle se cache en silence au pied du col du nuage, à 60 kilomètres au Nord de Hue, et à 40 kilomètres au sud de Danang. Couche de soleil sur la plage Lang Co La plage est constituée de dunes de sable magnifiques et bordées de palmiers. La mer est claire.


Pendant la saison des baignades c’est à dire entre avril et juillet, la température est de 25 degrés.On peut se jouer au volley-ball sur la plage, aller à la pêche ou faire de la plongée puis goûter les plats à base de coquillages. Pour ceux qui aiment les excursions, les ruisseaux, les torrents, les lacs, les blocs de rochers et l'atmosphère calme et sauvage , c'est l'endroit idéal.C’est un paradis de soleil et de vent de mer et les visiteurs peuvent venir réveiller la belle. Plage de sable fin, mer cristalline, lagon aux eaux turquoises... Accordez-vous une pause «farniente» entre les visites des incontournables Hué et Hoi An.