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Traditions vestimentaires des femmes Kinh

Les Kinh, toujours, avec, pour aujourd’hui, un nouvel angle d’attaque, à savoir les traditions vestimentaires. Qu’on se rassure tout de suite, chez les Kinh comme partout ailleurs, les femmes sont, de ce point de vue, beaucoup plus gâtées que les hommes ! Le delta du fleuve Rouge est le berceau de la culture Kinh, on ne le dira jamais assez. Et à ce jeu-là, les traditions.


vestimentaires ne font pas exception. Jadis, les femmes confectionnaient elles-même leurs vêtements. Chemises sans col, vestes courtes, pantalons larges, tuniques à 4 pans… Autant de tenues caractéristiques de la paysanne d’autrefois. Pham Bich Hang, du musée des femmes vietnamiennes, nous dit : "La tunique à 4 pans multicolores confère grâce et élégance à celle qui la porte. C’est une tenue que l’on retrouve très souvent avec le yem - cache-sein, la coiffe de velour noire et le chapeau plat à franges. C’est vraiment très typique de la région du delta. "

La tunique en question est longue, habituellement noire ou marron, avec 4 pans, deux à l’avant, deux à l’arrière. Les deux pans arrières sont cousus ensemble. Les deux pans avant restent par contre ouvert mais attachés aux pans arrières. A noter que les femmes utilisent une bande de tissus de couleur vive comme ceinture.

Faisant partie intégrante de la tunique à 4 pans, le « yem » est le cache-seins le plus populaire des Vietnamiennes d’autrefois. Il est composé d’un carré de soie ou de coton dont les extrémités sont fixées par des cordons lacés dans le dos au niveau du cou. Ce cache-sein traditionnel relève la beauté des femmes en mettant en valeur leur ligne.

Au niveau de la tête, la coiffe en « bec de corbeau » donne à la femme un visage en fleur de lotus. La coiffe est pliée en triangle, comme un bec de corbeau, au milieu du front. Les deux angles sont repliés vers les deux oreilles et noués sur la nuque. Enfin, le « non quai thao », chapeau plat à franges est fabriqué en feuilles de latanier et supporté par une armature de bambou. Le bord du chapeau est recourbé et décoré de figurines. Vu d'en haut, ça ressemble à une belle fleur.

Les femmes méridionales préfèrent quant à elles des chemisiers amples qu’on appelle en vietnamien « ao bà ba ». Très populaire depuis le 19ème siècle, l’« ao bà ba » est inspiré des habits des insulaires de Penang, en Malaisie. Il s’agit d’une chemise fabriquée en coton léger, avec de longue manches et un col généralement en V ou rond.

Il est bien sûr une autre tunique traditionnelle dont les Vietnamiens sont très fiers : l’« ao dai » - la robe nationale des femmes vietnamiennes. L’« Ao dai », qui signifie littéralement « robe longue », a connu le jour en 1744 sous la dynastie des Nguyên qui en ont fait le costume national.

Ce vêtement - d'une rare élégance - est traditionnellement porté lors des cérémonies solennelles et les mariages. Dans sa forme actuelle, c'est une tunique de soie moulante portée sur un pantalon qui souligne incontestablement la beauté féminine. La tenue magnifie le buste et les courbes des femmes, tout en leur donnant un maintien incomparable. Lê Thi Quyen, propriétaire de la couturerie Vinh Trach à Hanoi, a déjà 60 ans d’expériences avec les « ao dai » : "Autrefois, l’« ao dai » était un peu différent. Le col ne faisait que 3 centimètres, les bras étaient plus courts, et les deux côtés moins fendus. Lorsque les femmes portaient cette tunique, elles paraissaient plus sveltes et plus douces."


L’« ao dai » peut être uni et répondre à un certain code de couleur, en tout cas pour les uniformes : blanc pour les étudiantes, rouge pour les futures mariées, bordeaux pour les hôtesses de Vietnam Airlines, par exemple. Les premiers ao dai remontent au 18ème siècle. Pham Bich Hang : "L’« ao dai » est le symbole de la culture vietnamienne. La version actuelle est dûe au peintre Cat Tuong, qui a rallongé le bas et qui a fait en sorte que la tunique épouse davantage les courbes du corps."

Au fil du temps, la tunique de la femme vietnamienne a changé. Elle est bien ajustée, mettant en relief les rondeurs et convenant à merveille à la sveltesse des Vietnamiennes. Les deux pans descendent jusqu'au mollet et flottent légèrement au vent. Ils sont ouverts un peu plus haut que le pantalon, découvrant ainsi une infime partie du corps. Les manches sont assez amples, légèrement évasées et ne couvrent que les trois quarts de l'avant-bras. Aujourd’hui, même si elles s’intéressent à la mode occidentale, les femmes vietnamiennes restent profondément attachées à leur costume traditionnel.

Yen Tu, un haut lieu du tourisme spirituel au Vietnam

Situé dans la province septentrionale de Quang Ninh, à environ 100 km de Hanoi, le vestige historique Yen Tu s’étend sur 20 kilomètres de longueur. De quoi s’agit-il? D’un centre connu pour être le noyau actif du bouddhisme sous la dynastie des Tran, Yen Tu avec ses paysages pittoresques et son ensemble de pagodes et pagodons attire chaque année des millions de visiteurs.

C’est au printemps ou en été que les pèlerins préfèrent aller à Yen Tu pour rendre hommage à Bouddha. Yen Tu, isolé au milieu d’arbres séculaires et de pinèdes, est un lieu à part, jouissant d’une profonde quiétude qui permet à tout visiteur d’oublier un peu son quotidien tourmenté.


Un peu d’histoire à présent: C’est à Yên Tu que le roi Trân Nhân Tông (1258-1308), après avoir cédé le trône à son fils, décida de mener une vie religieuse en ermite. Il y fonda la secte zen Truc Lâm et ce lieu devint le grand centre national du bouddhisme. Aujourd’hui le vénérable Thich Tue Phuc est le gérant adjoint des lieux: Qui parle de Yen Tu évoque le courant zen Truc Lam. Au 14è siècle, le roi Tran Nhan Tong, 3è génération de la dynastie des Tran, 35 ans, céda le trône à son fils Anh Tong. 6 ans plus tard, à l’âge de 41 ans, il décida de s’installer à Yen Tu où il créa le courant zen Truc Lam, un courant bouddhique purement vietnamien.

Toujours selon le vénérable Thich Tue Phuc, Yen Tu attire élèves et étudiants qui veulent découvrir le bouddhisme: Le zen est une branche bouddhique dont la pratique principale est la méditation. Lors de leurs vacances d’été, les élèves sont envoyés ici pour découvrir le bouddhisme, tout en se perfectionnant moralement pour devenir de bons citoyens.

Autrefois, pour atteindre le sommet, on n’avait pas d’autre choix que de grimper par l’escalier et les chemins escarpés... ce qui demande une bonne dose de motivation. Aujourd’hui, on peut emprunter le téléphérique pour aller jusqu’à la pagode de Hoa Hien et terminer à pied jusqu’au sommet avec la pagode de bronze dominée à 1.068 mètres d’altitude. Cependant, comme c’est un pèlerinage, la plupart des visiteurs vaillants préfèrent emprunter les traces d’antan.

La route longue est parsemée de lieux de culte: la pagode Hoa Hien, les pagodons comme Ngoạ Vân, Một Mái, Bảo Sái, Vân Tiên… qui offrent des haltes et des occasions de prier aux téméraires pèlerins; car cela va sans dire, vénérer chasse la fatigue. Quand enfin on atteint la pagode de bronze, située au sommet du mont Yen Tu. Bách Hợp, un touriste qui est parvenu au bout, nous livre ses impressions: On est arrivé à la pagode de bronze à 5 heures du matin. Il faisait encore nuit mais on était assuré car on était en terre bouddhique. Ici, notre âme est sereine.

Malgré plus de 7 siècles d’existence, Yên Tu conserve encore sa beauté primitive et son charme unique. Le temps est suspendu sur cette terre bouddhique du zen

L’archipel de Truong Sa

Situé à 400km de la terre ferme, l’archipel de Truong Sa (Spratleys) s’est naturellement imposé comme un des . Malgré d’innombrables difficultés, les insulaires et les soldats ne ménagent aucun effort pour en faire un rempart solide de la souveraineté maritime nationale.

L’archipel de Truong Sa se situe au sud-est du Vietnam, au milieu de la mer Orientale. Il est bordé par l’archipel de Hoang Sa (Paracels) au nord, par la mer des Philippines à l’est, et par les mers de Malaisie, d’Indonésie et du Brunei au sud. Truong Sa comprend une centaine d’îlots coraliens et récifs répartis sur une zone de 410 mille km2.


Après 2 jours et une nuit de bateau, nous voici enfin arrivés sur l’archipel de Truong Sa. Nous pensions y trouver du sable, du corail et un climat rigoureux. Imaginez notre surprise quand à notre arrivée nous nous sommes retrouvés immergés au coeur d’un paysage verdoyant fait d’une faune dense. Nous nous y sommes instantanément sentis chez nous, et encore davantage à la vue des maisons à toit rouge et des jardins luxuriants habités par des canards cherchant leur nourriture à l’ombre des bananiers... Ici réunit toute l’authenticité de la campagne vietnamienne. Sur certaines îles de l’archipel, il y a même des temples, des pagodes ainsi qu’une maison de la culture, un mémorial dédié au président Ho Chi Minh et une maison d’hôtes...

A l’ombrage d’un grand badamier, les enfants, futurs citoyens de l’île, s’amusent en chantant un air folklorique : « Au milieu de la mer, se trouvent les archipels de Truong Sa et de Hoang Sa, les chéris de la nation vietnamienne... »

Aujourd’hui, toutes les îles de l’archipel, y compris les îles submergées, sont équipées de bâtiments confortables, de systèmes d’information et d’éclairage. Plusieurs îles possèdent des écoles, des cliniques et des routes en béton.

Les soldats en poste sur l’archipel ont trouvé le moyen d’améliorer leurs plats quotidiens en cultivant des légumes bio et en élevant des poulets et des cochons. Les légumes sont plantés à diverses places : de petits jardins ou dans la vase, profitant ainsi au maximum des terres vacantes. Nguyen Viet Thuan, président du comité populaire du district de Truong Sa, rattaché à la province centrale de Khanh Hoa, souligne : « Avec l’aide de l’Etat et des compatriotes continentaux, la vie des soldats et des habitants de l’île s’est nettement améliorée. Surtout, depuis la mise en place d’une stratégie maritime nationale pour 2020. Dans plusieurs communes, on peut utiliser l’électricité solaire 24 heures sur 24. Les infrastructures et les ouvrages culturels ont été restaurés et les activités économiques se développent. »

Les soldats et les autorités locales aidant, les insulaires habitent dans des maisons confortables, développent leur production et envoient leurs enfants à l’école.

Bui Thi Nhung, enseignante depuis 4 ans dans l’unique école se trouvant sur l’île la plus importante de l’archipel, Truong Sa Lon, raconte : « J’ai rencontré pas mal de difficultés les premiers jours. Mais petit à petit, les choses sont allées de mieux en mieux et aujourd’hui, ma vie est assez stable. Nous espérons que Truong Sa deviendra prospère et que l’archipel sera digne de sa position de forteresse pour défendre la souveraineté maritime vietnamienne. »

Le colonel Pham Van Xong était un soldat sur l’archipel de Truong Sa il y a 25 ans. Xong s’est dit très touché de retourner visiter l’île : « Après 25 ans, Truong Sa a beaucoup changé. Les infrastructures se sont modernisées. Les énergies solaires et éoliennes permettent aux insulaires d’avoir de l’électricité 24 heures sur 24. Nous devons faire en sorte que Truong Sa soit mieux connu au Vietnam et à l’étranger en tant que propriété maritime vietnamienne. »

Plus que quiconque, les habitants et les soldats en garnison à Truong Sa sont conscients de leur responsabilité et de leur position privilégiée concernant la défense de la souveraineté nationale. Ils n’ont jamais manqué de courage et de persévérance pour mener à bien cette mission, quels qu’en étaient les obstacles . Et le moment venu, il est assuré qu’ils sauront encore le prouver.

Cu Lao Cham, la perle de Quang Nam

Situé dans la commune de Tân Hiêp, ville de Hôi An, province de Quang Nam, (Centre), à environ 15 km de la plage de Cua Dai, Cu Lao Cham a été reconnu par l’UNESCO en tant que Réserve de biosphère mondial.

L’archipel, d’une population d’environ 3.000 habitants, se compose de huit d’îlots : Hon Lao, Hon Kho Me, Hon Kho Con, Hon Tai, Hon Dai, Hon La, Hon Mo et Hon Ong. La beauté de cet archipel et le chaleureux de ses habitants en font une destination de charme pour les touristes vietnamiens et étrangers.


On peut y accéder en canoë ou en bateau depuis Cua Dai, en seulement 15 minutes. La première bonne impression lorsque l’on se rend à Cu Lao Cham, c’est que les canoës sont propres, sûrs, esthétiques, et le personnel y est fort amical. Les touristes aisés peuvent également s’y rendre en hélicoptère. Admirer la beauté de l’île depuis les airs, c’est une belle expérience !

Selon les archéologues, la naissance de l’archipel remonte à 3.000 ans et les premiers contacts commerciaux avec l’extérieur à un millier d’années. Cu Lao Cham conserve de nombreuses constructions d'architecturales du XVIIIe, XIXe et XXe siècle. Parmi ce patrimoine culturel, citons la pagode Hai Tang, les temples de Tiên Hiên, Thân Nông…

En octobre 2003, la réserve naturelle de Cu Lao Cham a été créée et est devenue l'une des 15 réserves maritimes nationales. Elle a été élue réserve de biosphère mondiale par l’UNESCO en 2009. En tant que réserve naturelle maritime, l’archipel possède de riches fonds marins, on peut dénombre 135 différentes variétés de coraux, 500 d'algues, 202 de poissons, 4 d’homards et 84 de mollusques. Lorsque la mer est calme, les visiteurs peuvent emprunter de petits bateaux pour découvrir les différents îlots. C’est un lieu superbe de pêche, de détente ou de loisir, sur une eau turquoise.

Vivre au cœur de la nature, découvrir à pied ou à vélo les somptueux paysages, goûter des plats locaux (particulièrement vu nang et vu xao, deux sortes de mollusques à coquille conique, deux spécialités de Cu Lao cham) et échanger avec les habitants hospitaliers sont autant de plaisirs qui font de Cu Lao Cham une destination de premier choix au Vietnam.

La cuisine de Mong Cai

Nous, on se plaît à Mong Cai... pas vous ? On s’y attarde donc encore un peu, non plus pour découvrir un site touristique ou un vestige, mais parce qu’à Mong Cai, il y aurait quelques spécialités culinaires incontournables ...

D’ailleurs, avant même de prendre la direction de Mong Cai, mes amis m’avaient vivement recommandé de goûter aux saveurs locales comme le canard sauvage mijoté ou le potage de riz aux fruits de mer. En partant à la découverte de la ville frontalière de la Chine, j’avais en tête ces plaisirs à ne pas râter.


Après 5 heures de voiture depuis Hanoi, nous sommes arrivés à Mong Cai en fin d’après-midi. Accueillis à bras ouverts par les cadres du Conseil populaire de la ville, nous avons été rapidement sustentés... Au menu, les spécialités du coin ! Plat principal donc : le fameux canard sauvage mijoté, un met d’origine chinoise selon la serveuse. « Ce plat a été préparé par un cuisinier chinois, dit-elle. Les ingrédients sont le canard sauvage bien sûr, de la sauce de soja, des champignons parfumés, des herbes médicinales chinoises et des épices. On appelle ce plat « le potage au canard sauvage ». C’est très bon pour la santé ».

Selon Hanh, qui nous sert, il y a plusieurs variantes cuisinées à base de canard sauvage. « Un bon canard doit peser 400 grammes, explique-t-elle. Mais attention, les canards élevés à Mong Cai sont meilleurs qu’ailleurs. On peut préparer au total 8 plats différents : mijoté, cuit à la vapeur, sauté, riz gluant au canard, soupe au canard, etc... »

Selon Hoang Van Thu, vice-président du Conseil populaire municipal, malgré le nom, les canards n’ont rien de sauvage. Ils sont élevés dans des fermes à Mong Cai. Mais revenons à nos ognions... Un autre plat à ne pas rater est le maquereau mijoté avec des aubergines. Hanh nous explique comment procéder : « Les ingrédients de base de ce plat sont l’aubergine, les piments rouges et verts, le champignon parfumé et bien sûr le maquereau. C’est aussi un plat chinois. Au Vietnam, nous y ajoutons des herbes aromatiques comme la pérille qui donnent une saveur spéciale. »

D’après Hanh, on trouve ce plat ailleurs au Vietnam, à Ha Long ou à Hanoi, mais celui préparé à Mong Cai est vraiment excellent ! Car seuls les cuisiniers du Nord savent comment valoriser le maquereau et l’aubergine et trouver les meilleurs produits. « Un bon maquereau, c’est un poisson bien frais. Les ouïes bien rouges. Le corps doit être épais, rond et ferme. Un bon maquereau doit mesurer environ 30 cm », indique Hanh.

Si vous avez déjà essayé le potage de riz aux fruits de mer dans le pays, selon Nguyen Viet Duc, de l’agence de voyage Huu Nghi à Quang Ninh, celui de Mong Cai bat tous les records. « Quand je pense à Mong Cai, je salive en pensant au délicieux potage de riz aux fruits de mer ! dit Duc. Il mélange les fruits de mer, ça va de soi, et d’autres viandes. D’ailleurs, ici il y a ce vieil adage... Les filles de Dam Ha, le poulet de Tien Yen et le cochon de Mong Cai ! Alors dans ce fameux potage de riz, on trouve aussi des tripes de porc et des légumes frais ».

Selon Viet Duc, il faudrait au moins un mois à quiconque voudrait vraiment connaître toutes les ficelles de la gastronomie de Mong Cai. Comme c’est une ville frontalière, elle réunit les saveurs des voyageurs qui vont et viennent entre les deux parties, offrant une alchimie à part./.

Soupe Pho au poulet, Pho Ga

Déjà, pour commencer Phơ se prononce Feuheu. Cliquer sur le lien pour entendre cette voyelle. Ensuite, l'avantage du Pho au poulet, c'est que l'on peut préparer cette soupe dans l'après-midi pour le soir, car elle est plutôt rapide à préparer. En comparaison, l'équivalent plus classique au bœuf nécessite de s'y prendre la veille. Ensuite, il convient d'expliquer que le Pho est vraiment la soupe traditionnelle du Vietnam, surtout dans sa version au boeuf. On peut même dire que c'est le plat vietnamien qui s'est le mieux exporté dans toute la péninsule (et je ne parle même pas de la France et des autres pays occidentaux).


Au Laos, on trouve des Pho à tous les coins de rue, au propre comme au figuré. Ce que j'aime bien dans cette soupe, c'est que tout le monde en fait, mais que que les meilleurs Pho se trouvent servis dans des restaurants qui n'ont que ce plat au menu. De même, si l'on trouve quantité de Pho, seuls quelques uns sont réellement réputés. Ainsi, à Vientiane au Laos, quand on précise quel Pho on va manger, on précise le restaurant ou plutôt le quartier, car à ce niveau il n'en existe qu'un qui soit réellement réputé. On dit donc Pho Xi Khai (près de l'aéroport à Vientiane, donc loin de la ville), Pho Phon Kheng (qui est le Pho à côté des l'entreprise d'electricité du Laos) ou encore Pho Silhom. Et le mieux, c'est que toute la ville les connaît. Du coup, on aura une queue sans fin devant une échoppe alors que le voisin reste désespérément vide.

Ensigne restaurant de Pho à Hi Chi Minh villeA Saigon, il y a ce Pho extraordinaire dont j'ai pris le soin de photographier l'enseigne, si vous avez la chance de vous trouver à Ho Chi Minh ville.

Quant à Paris, malheureusement, depuis la fermeture du "clandestin" Pho Video, rue Claude Bernard dans le 5ième arrondissement, je n'ai pas trouvé d'adresse digne de ce nom. Alors oui, on peut encore avaler le Pho Bi Dah au fond de la galerie des Olympiades dans le 13ième, le Pho Banh coun au croisement de Tolbiac de de l'avenue de Choisy. Une mention quand même pour le Cyclo, tout nouvellement ouvert rue de Belleville, qui a eu le courage de sortir un Pho très différent des autres, en utilisant de vrais plat de côtes (bien gras) mais qui a tendance à forcer sur les 5 parfums. Attention, je ne dis pas qu'il n'en existe pas, je dis juste que s'il existe, je ne l'ai pas trouvé, et que ce n'est pas faute d'essayer. Donc si vous avez des suggestions, je suis preneur, et je promets de goûter. Aujourd'hui quand je veux manger un bon Pho, je me retrousse les manches, ressort la recette de ce bon vieux Pho Video, et c'est parti pour douze heures de cuisson. Je collerai la recette un jour prochain.

Les visiteurs des maisons sur pilotis à Mai Châu

Pour les membres de l’ethnie Thai du Tây Bac (nord-ouest du Vietnam), l’expression «visiteurs des maisons sur pilotis» désigne des invités de marque venus de hameaux lointains. Cependant, « séjour en maison sur pilotis» désigne un produit touristique unique pour les Thai du hameau de Lac, district de Mai Châu, province de Hoa Binh.


Nous avons logé dans la maison sur pilotis de Hà Van Minh. Sur le plancher de bambou étaient étalés des couvertures et des oreillers. C'est là que nous avons dormi. Le patron nous a invité à prendre une tasse de thé chaud en nous disant: "Je vais préparer un repas pour vous deux avec du riz gluant de Mai Châu, du poulet bouilli, du bouillon de carpe avec des jeunes pousses de bambou salées, de la viande fumée de buffle et de l'alcool, vous êtes d'accord?". La seule pensée de ce repas nous a mis l’eau à la bouche...

Au coucher du soleil, il faisait un peu froid et nous nous sommes promenés sur les sentiers du hameau afin de profiter de la douce odeur des champs de riz et faire du shopping. En effet, dans ce hameau, les gens proposent à la vente des produits en brocart (thô câm) tels que sacs à main, sacs et foulards piêu (foulard traditionnel de l’ethnie Thai). Ils ont aussi de longs rouleaux de tissu, des chemises ao com (chemise courte traditionnelle du peuple Thai), des cloches en bois pour les buffles, des flûtes de bambou, des arcs et arbalètes, des couteaux... tous fabriqués à la main.

Le tissage du brocart ou thô câm est l'artisanat traditionnel des femmes. Une particularité culturelle clairement visible à travers leurs costumes: foulard, chemise bleue et longue jupe noire. Les filles portent souvent une pièce de brocart devant la poitrine qui rehausse leur beauté.

En soirée, Mai Châu s’est animée avec les sons des tambours des groupes d’artistes. Peu de temps avant, Minh - le propriétaire de « notre » maison sur pilotis - avait battu le tambour pour signaler que la danse Sap (danse du bambou) se tiendrait ce soir. Au hameau de Lac, toutes les familles peuvent organiser un spectacle de danse Sap, mais ils la tiennent à tour de rôle. Une équipe de danse comprend de belles filles qui savent danser, chanter et même parler anglais pour recevoir les touristes. Chaque spectacle se termine souvent par une invitation à boire de l’alcool cân dans une jarre au chalumeau. Nous avons tous été subjugués par les paroles des chansons et les danses des jeunes filles Thai.

Tard en soirée, un peu enivrés, nous avons rejoint notre maison sur pilotis et nous sommes enveloppés dans la couverture Sui fabriquée à partir d'écorce d’Antiarias. Une expérience vraiment intéressante que ce « home stay » (séjour chez l’habitant) au hameau de Lac.

Lac de l’Ouest à Hanoi

Situé au centre de la capitale, West Lake, le Lac de l’Ouest ou encore Ho Tay en vietnamien est le plus grand réservoir d’eau d’Hanoï. Le Lac de l’Ouest est apprécié pour sa magnifique étendue d’eau et son calme où les klaxons de moto se font rares. Couvrant plus de 500 hectares et possédant une périphérie longue de 17 kilomètres, comptez une trentaine de minutes en moto, une bonne heure en vélo, ou bien encore une balade à pieds d’une demi-journée pour en faire le tour.


Créer à partir du fleuve Rouge, le Lac apparait dans plusieurs histoires populaires et légendes vietnamienne dont l’une indique que son réel nom est « le Lac du Buffle d’Or », la formation du lac étant due à la lutte d’un buffle devenue fou après la disparition de son petit. Le Lac de l'Ouest est aussi bordé de nombreux lieux importants de l'histoire de Hanoi et du Vietnam. La pagode Tran Quoc, la plus ancienne pagode au Vietnam et le temple Quan Thanh, l'un des quatre temples sacrés de l'ancienne Hanoi bordent le Lac.

Par un ciel sans nuage, le couché soleil de couleur orangé tombant sur West Lake offre une splendide vue. Que l’on soit installé sur la terrasse d’un café donnant sur le Lac, sur un bateau restaurant ou encore en train de déguster des noix de coco aux abords du lac, ce spectacle de couché de soleil possède un réel charme et fait parti d’une des belles choses à voir sur Hanoi. Durant la journée, il est fréquent d’y apercevoir des pêcheurs installés sur des planches de bois, des joggeurs, des pédalos à tête de signe naviguant, ou encore des golfeurs venant s’exercer à swinguer des balles dans le Lac.

La nuit tombé, le Lac est le lieu de rendez-vous pour les jeunes couples vietnamiens cherchant un peu d’intimité. Il se révèle également être un endroit plein de charme et de romantisme où l’on peut alors y apercevoir les lumières de la ville reflétées dans l’eau du Lac. Lieu peu fréquenté par les voyageurs, ce lac a su s’approprier les communautés d’expatriés sur Hanoi où l’on y trouve de nombreux bars et restaurants européens. Cherchant à sortir des « sentiers battus » Hanoien, un coin calme et frais dans la capitale Vietnamienne, le Lac de l’Ouest alors le lieu idéal. Et n’oubliez pas, au crépuscule, à cet instant et dans ce lieu cela restera un moment inoubliable.

Hoi An, une charmante petite ville

Faisant partie des quatre sites vietnamiens classés au patrimoine mondial de l’Unesco, Hoi An est une ville charmante et tranquille qui attire chaque année des milliers de touristes. Au XVème siècle, Hoi An connue sous le nom de Faifo, « marchands de mer » en vietnamien, était l’une des plus grandes villes portuaires d’Asie du sud-est. Carrefour commercial mondial, la ville s’est donc vue divisée en plusieurs quartiers dont les quartiers japonais, les quartiers chinois, les quartiers européens. Hoi An jouit d’un cadre exceptionnel.


Cette charmante petite ville à l’architecture particulière passe est reconnue comme la plus jolie ville du Vietnam. Il y a pleine de choses à voir dans la ville est ses environs. Flâner dans cette ville est un véritable plaisir, tous les styles se retrouvent à Hoi An: Chinois, Japonais, et même Français ont marqué l’architecture de cette cité inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Une fois la ville visitée, l’on peut alors se rendre sur les magnifiques plages à seulement quelques kilomètres et profiter de toutes les activités balnéaires. Le temps d’une journée, on peut aussi visiter My Son, vestiges de l’ancien royaume Champa. Sans compter les îles Cham qui font face à la côte, où il est recommandé d’y passer la nuit.

Quand voyager à Hoi An ? 

A bon entendeur, il est préférable d’éviter les mois pluvieux, en octobre et novembre, les précipitations peuvent être très importante et durer plusieurs jours. Mais Le reste de l’année est tout à fait propice à la découverte de Hoi An. A noter qu’à partir de mars les températures augmentent et sont plus chaudes, l’occasion de profiter pleinement de toutes les activités balnéaires.

Où se loger à Hoi An?

Il y’a de tout à Hoi An, de la petite guest house à 20 euros à des résidences les pieds dans le sable à plus de 1 000 euros la nuit. Chaque année de nouveaux hôtels apparaissent, dans le lot certains valent vraiment le détour.

A savoir !

Hoi An est également connue pour ses lanternes multicolores présentes dans toute la ville. Toutes les premières lunes et pleines lunes, la fête des lanternes rend Hoi An plus splendide que jamais !

Viet Nam échanger la culture et développer le tourisme du Lao Cai

Avec de nombreuses activités festives, la province de Lào Cai (Nord) compte accueillir pendant ce deuxième trimestre 400.000 touristes. Viet Nam - échanger la culture et développer le tourisme du Lao Cai


Du mois d'avril à juin, une série de fêtes vont se succéder dans cette province, à commencer par la Fête dans les nuages de Sa Pa prévue du 26 avril au 5 mai, puis la course de chevaux de Bac Hà prévue les 1er et 2 juin, et enfin, une compétition de sports des minorités ethniques qui aurait lieu du 13 au 19 juin. De janvier à mars, Lào Cai a accueilli plus de 318.000 visiteurs (+ 6,8% sur un an), dont 152.500 touristes étrangers. Sa Pa est toujours la destination de prédilection des touristes, avec plus de 166.000 personnes pendant le premier trimestre 2013.

Selon le Service provincial de la culture, des sports et du tourisme de Lào Cai, la hausse du nombre de visiteurs enregistrée pendant les trois premiers mois de l'année est due à une meilleure organisation des activités touristiques ainsi que des fêtes folkloriques traditionnelles locales.